Thomas Angerer et Boris Kaisin ont lancé BeInfluence en 2017. Trois ans plus tard, ils arrivent sur le territoire français.

Le concept de Thomas Angerer et Boris Kaisin c’est un réseau d’influenceurs modestes, c’est-à-dire des créateurs de contenu qui ont entre 500 et 80 000 abonnés. Ils veulent repenser le concept de l’influenceur à une plus petite échelle. “BeInfluence fait le choix de la France pour première étape“, peut-on lire dans un communiqué.

375 000 euros

La levée de fonds s’est faite auprès de BeAngels, BNP Paribas Fortis et Wapinvest, “pour l’ouverture de notre premier bureau européen à Paris” nous explique Thomas Angerer.

La startup annonce que depuis son lancement, elle a construit un “réseau de plus de 7 000 influenceurs dans 6 pays différents“. Il s’agit maintenant de renforcer les liens entre clients et influenceurs dans les deux pays voisins : “l’agence pourra mieux répondre aux demandes de ses clients belges auprès des influenceurs français et à l’inverse des clients français, désireux de réaliser des campagnes entre la France et la Belgique“. Il ajoute que “nos clients belges étaient de plus en plus nombreux à vouloir intégrer le marché français, et la demande d’annonceurs français pour nos services était de plus en plus forte“.

Hugues Flament, investisseur chez BeAngels parle d’un outil qui répond “à un vrai besoin d’un marché en pleine expansion“. Il justifie l’investissement “par les résultats déjà obtenus et le retour d’expérience de clients très satisfaits“.
Claire Munck, CEO de BeAngels explique que “dans un monde de surinformation, BeInfluence a su trouver les leviers pour communiquer pour ses clients de façon à toucher les bonnes personnes, avec le bon message, et surtout avec des gens qui leur parlent“. C’est le pari de la startup : miser sur l’engagement de ces “petites” communautés.

Nano et micro-influenceurs

Pour les deux entrepreneurs, le segment de la nano et micro influence est le plus efficace. “Nous avons fait le choix de nous spécialiser en travaillant spécifiquement avec des nano et micro-influenceurs car, malgré les difficultés logistiques inhérentes à la nature de ces campagnes, ce sont les créateurs de contenus les plus importants, générant les meilleurs résultats”, explique Thomas Angerer, cofondateur de BeInfluence.

L’agence annonce que depuis ses débuts, elle a créé plus de 120 campagnes, “pour une quarantaine de clients différents“. Des clients de différents horizons, “aussi bien des startups et scale-ups (Revolut, Glaces Franklin), des grandes marques (Carrefour, Stabilo, Nestlé), des institutions (Commission européenne, ULB), que des ONGs (Médecins Sans Frontières, UNICEF)“.