Dans un premier temps lancée sur le marché des loisirs, la startup Warq propose désormais un casque d’entrainement qui intéresse plusieurs services de défense.

Quentin Mulders et sa compagne se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale avec Warq pour répondre aux besoins des amateurs d’airsoft d’avoir un casque de protection intégral. Un casque qui parait efficace puisqu’il est désormais proposé à des services de défenses et militaires.

La défense

L’entrepreneur nous expliquait en janvier 2019 que “c’est l’accumulation d’un air chaud et humide qui va condenser sur l’écran” du casque et que c’est de cette manière que de la buée peut apparaitre à l’intérieur. La solution Warq permettait d’éviter cette buée dans un “casque intégral” et donc un équipement unique.
Des modifications ont en a fait pour travailler avec la défense, militaire, police“, explique Quentin Mulders aujourd’hui. La performance du casque a effectivement intéressé différents services de défense pour une utilisation à l’entrainement. “Nous venons de faire une grosse commande avec l’armée française, via un de nos partenaires qui travaille en France, nous avons une grosse quantité de casques qui partent“, explique-t-il.
La solution n’a apparemment pas seulement séduit l’hexagone : “mais on travaille maintenant avec l’Allemagne, avec la Hollande, enfin avec plein d’autres pays“.

Un casque d’entraînement seulement

L’entrepreneur voudrait également proposer un casque pour des situations réelles : “on envisage et on aimerait bien mettre au point un casque opérationnel qui permette de travailler avec“.
Mais Warq reste un business : “c’est une question de budget et de temps“. Le développement d’un casque opérationnel demanderait une base financière, l’entreprise doit dans un premier temps rentabiliser les premiers investissements.
Une possibilité qui n’est pas du tout écartée : “le fait que maintenant on travaille avec des professionnels dans ce milieu-là, on a un retour et un feedback qui nous permettrait de bien améliorer un casque opérationnel“. Notamment parce que, comme l’explique Quentin Mulders, il y a de nombreux casques sur le marché, “ce qu’il faudrait, c’est trouver un casque qui justement n’existe pas“.

L’intégration compliquée de la réalité augmentée

Un casque équipé de réalité augmentée avait été envisagé. “C’est toujours dans les projets : oui et non“, avoue l’entrepreneur. Des partenaires ont été trouvés, mais l’investissement est risqué. Pour deux raisons selon Quentin Mulders. D’un côté le marché de la réalité augmentée est en constante évolution, il faudrait pouvoir innover de la même manière. “Nous n’aurions pas la cadence financière qui permettrait de se renouveler tous les six mois“, explique-t-il. De l’autre côté, un casque équipé de réalité augmentée ne trouverait pas forcément d’acheteur dans le milieu du loisir (airsoft). Du côté de la défense, il n’y a pas d’intérêt pour Warq tant qu’ils ne savent pas proposer un casque opérationnel : “étant donné qu’ils voudraient avoir la même chose en opérationnel“.

Finalement, la prochaine étape pour la startup tient dans la proposition d’un casque opérationnel notamment grâce aux retours qu’ils obtiennent actuellement. “Pour pouvoir ensuite optimiser avec la réalité augmentée“, explique l’entrepreneur.