Incroyablement riche, l’univers créé par Tolkien recèle bien des secrets, qui vont parfois bien au-delà de la Terre du Milieu. Voici 5 choses que vous ignoriez peut-être sur le Seigneur des Anneaux et sa genèse.

La Terre du Milieu n’est qu’une infime partie du Monde de Tolkien

Terre du Milieu

Quand on utilise le terme Terre du Milieu, c’est la plupart du temps pour évoquer le monde dans lequel se déroule les évènements du Seigneur des Anneaux ainsi que ceux du Hobbit. Mais en réalité, la Terre du Milieu désigne au sens strict la partie nord-ouest d’une carte plus vaste. La zone formant la Terre du Milieu sont en réalité les terres d’Arda, qui sont placées entre les Mers situées à l’est et à l’ouest ainsi qu’entre la glace au nord et le feu au sud. Les cartes dessinées par Tolkien à l’époque (on rappelle que l’on est alors à la fin des années 1930, moment où il s’attèle à l’écriture du Seigneur des Anneaux) ressemblent parfois à la géographie de la Terre, avec des contrées s’apparentant à l’Afrique, l’Inde ou encore l’Arabie.

D’autre part, l’appellation Terre du Milieu (Middle-earth) n’a pas été inventée par Tolkien et remonte à un terme du vieil anglais, middangeard, qui apparaît dans le poème Beowulf (autre grand récit épique issu de la littérature anglo-saxonne). Pour Tolkien, il décrit le monde « physique » habité par les hommes, en opposition à l’enfer ou le paradis.

Sauron n’est pas le plus grand méchant du Seigneur des anneaux

Sauron

Sauron n’est pas l’entité la plus maléfique existant dans l’univers du Seigneur des anneaux pour la simple et bonne raison qu’il y existe des anges et des démons, et donc aussi un équivalent à Dieu et Satan. Cela est très peu évoqué dans les films, mais il existe plusieurs références à ces forces invisibles dans les livres.

C’est même dans Le Silmarillion, œuvre-somme de Tolkien publiée à titre posthume qui retrace la genèse et les premiers âges de la Terre du Milieu, qu’il faut se plonger pour en savoir davantage. On y trouve le tout premier seigneur des ténèbres, Morgoth, que l’on peut comparer à Satan. Le Sauron du Seigneur des anneaux n’est qu’un de ses serviteurs, un des plus terribles, certes, mais seulement un serviteur.

Il s’agissait à la base d’un seul ouvrage

Si l’on se réfère aujourd’hui communément à la trilogie du Seigneur des Anneaux, l’oeuvre de Tolkien avait été pensée à la base comme un seul et unique roman.

Le Seigneur des Anneaux est édité dans l’après-guerre, une période durant laquelle le monde connait d’importantes pénuries de papier… L’éditeur se décide alors à diviser en plusieurs volets l’ouvrage de Tolkien. Le même format sera repris par les autres éditeurs à travers le monde mais aussi pour la production des 3 films qui en sont tirés.

L’oeuvre de Tolkien aurait toutefois dû initialement être composée d’un seul livre de plusieurs milliers de pages…

Un travail de 17 ans

L’énorme succès de The Hobbit (1937) est à l’origine de la mise en production du Seigneur des Anneaux. L’éditeur de The Hobbit voulait une suite. Les histoires du Silmarillon, le roman qui tenait à coeur à Tolkien, ne l’intéressaient pas. Tolkien ne voulait pas non plus écrire une suite au Hobbit. Il se lance alors sous la pression de son éditeur sur le premier chapitre de son prochain livre, intitulé “A Long Expected Party”. Les 12 années qui suivent, Tolkien édite à de multiples reprises son texte pour finalement envoyer la version définitive en 1949 à son éditeur. La communauté de l’Anneau ne sera toutefois pas édité avant 1954 en raison de différends créatifs. La même année suivra Les Deux Tours. Le troisième volet ne sera édité que l’année suivante, après de nouveau quelques réécritures. Tolkien était un écrivain passionné qui n’hésitait pas à recommencer entièrement des chapitres par perfectionnisme.

Le Seigneur des anneaux n’a jamais eu sa fin

Gondor

Que se passe-t-il exactement après la Guerre de l’anneau, qui marque le début du Quatrième âge ? Tolkien avait commencé à écrire une suite au Seigneur des anneaux, avec un récit situé 100 ans après la chute du Mordor se focalisant sur les hommes.

Le peuple du Gondor vit alors en temps de paix mais le mal reste présent dans le cœur des hommes, sous la description d’un arbre sombre aux profondes racines qui peut renaître s’il est laissé sans surveillance. Un récit entamé d’une dizaine de pages que Tolkien ne développera pas davantage, le considérant comme un simple thriller autour de la découverte et de l’anéantissement d’un complot issu d’une religion satanique secrète qui ne valait pas la peine d’être raconté.

S.T. avec E.F.