Le studio indépendant coréen Devespresso s’est enfin décidé à porter son dernier né sur Xbox. Sorti sur PC en janvier dernier, puis en juin sur PS4 et Switch, le survival-horror The Coma 2 : Vicious Sisters débarque enfin sur Xbox One. Et clairement, il vaut le détour.

The Coma 2 : Vicious Sisters nous fait incarner une jeune étudiante du nom de Mina Park qui, par un concours de circonstances, se retrouve plongée dans un monde qu’elle semble connaitre, mais qui n’a rien à voir avec le sien. Le monde du Coma est inhospitalier, de même que les individus qui s’y baladent. S’ils ne cherchent pas à massacrer notre héroïne, ils ne seront pas pour autant plus amicaux. Mina va devoir faire de son mieux pour comprendre où elle se trouve et trouver un moyen de retourner dans son monde en un seul morceau.

Le deuxième volet de la saga The Coma reprend donc les bases du premier. Le héros de The Coma : Recut est d’ailleurs de nouveau plus ou moins présent puisqu’il s’agit du meilleur ami de Mina, Young Ho. Les ressemblances avec le premier volet ne portent pas préjudice à Vicisous Sisters, car le jeu développe sa propre trame narrative – y parvient avec brio – et intègre plusieurs nouveautés notables.

On notera d’ailleurs que l’introduction du jeu est plutôt bien ficelée, avec des clins d’œil directs au premier volet. On y découvre le quotidien typique des adolescents avec leurs problèmes de rivalités, d’amour à sens unique et de tensions amicales, avant de basculer dans un monde pour le moins atypique. Sombre, lugubre, jonché de sortes de poupées de cire, de cadavres et de plantes grimpantes, le monde du Coma est loin d’être joyeux.

Sans être d’une grande profondeur, le scénario de The Coma 2 : Vicious Sisters fonctionne bien et tient la route jusqu’au bout. Le joueur se laissera porter par cette histoire  horrifique durant quelques heures (+/- 5), avec une fin qui dépendra de ses choix durant l’aventure.

Prenant la forme d’un survival-horror, The Coma 2 : Vicious Sisters poussera le joueur à aller d’un point A à un point B, afin de trouver une sortie pour Mina. Une quête qui sera évidemment semée d’embuches en raison de chemins bloqués, d’objets à récupérer ici et là, mais aussi des horribles créatures qui se dresseront sur la route de notre étudiante.

Un gameplay relativement basique qui se résume en grande partie à courir, se cacher et explorer les différentes cartes du jeu entièrement en 2D. Un choix qui a son importance lorsqu’on se retrouve face à un monstre sanguinaire. Mais bien qu’il soit classique, la magie prend, ou du moins en partie. On ne s’ennuie pas à explorer les différents étages de l’école, du commissariat, ni les rues du marché, même si cela peut devenir un peu redondant au fur et à mesure.

Fort heureusement l’apparition inopinée de créatures démoniaques viendra dynamiser les choses. Les ennemis de base ne sont pas particulièrement difficiles à battre – ou plutôt à éviter puisque Mina ne se bat pas -, il suffit de courir ou d’esquiver leurs attaques. Au-delà de la surprise et de la frayeur engendrée, ils sont plutôt inoffensifs.

En revanche, d’autres se montrent plus coriaces, notamment la Professeure Song qui n’a rien d’amicale dans cette version du monde. Cette dernière chasse Mina comme s’il s’agissait d’une proie. Elle se manifeste aussi à l’improviste, mais se fait parfois entendre par le bruit de ses talons sur le sol. Le joueur peut donc se cacher sous une table ou dans un bureau et retenir sa respiration, il pourra également courir et éviter ses attaques via des QTE. Si le monstre aperçoit Mina, il la prendra en chasse et elle devra retenir sa respiration pour éviter de se faire repérer dans sa cachette (QTE). Cette menace sera beaucoup plus effrayante que les autres et pourra faire perdre ses moyens au joueur… Fort heureusement, le jeu propose de très nombreux points de sauvegarde.

Le jeu pousse à l’exploration, malgré une menace constante. C’est bien fait et le cadre y est pour beaucoup. La direction artistique de type bande dessinée est vraiment très réussie. C’est joli tout en étant très glauque et lugubre. Les lieux sont richement décorés que ça soit de meubles ou de cadavres, d’âmes errantes et de plantes menaçantes. On a sans cesse l’impression qu’une créature va nous tomber dessus, qu’un monstre caché sous un bureau va nous attraper le pied ou qu’un mort jonchant le sol ne l’est pas totalement…  L’ambiance est au top et les couleurs y sont également très pour quelque chose. Belles ou plutôt laides, mais dans le bon sens du thème. Éclairée presqu’exclusivement au briquet, l’exploration se fera presqu’à l’aveugle, renforçant le sentiment de tension chez le joueur.

Une tension qui est renforcée par une ambiance sonore aux petits oignons, ni trop ni trop peu, juste de quoi nous faire sursauter quand il le faut. Une porte qui claque nous fera parfois faire un bond. Mais le bruit des talons ou les cris des monstres auront le don de nous faire sursauter, quitte à nous faire perdre les moyens.

Enfin, on notera également combien les dialogues ont été soignés, à l’image de l’introduction du jeu. Les échanges sont réalistes, riches et très bien écrits si on oublie les quelques fautes d’orthographe et coquilles ici et là. C’est vivant et c’est particulièrement chouette.

Conclusion 

Reprenant la formule du premier volet, The Coma 2 : Vicious Sisters nous plonge une nouvelle fois dans le monde horrifique du Coma. On y incarne une jeune adolescente qui va devoir explorer un monde très sombre tout en évitant les monstruosités qui y pullulent. Et les menaces sont nombreuses et inattendues dans ce survival-horror aux mécaniques classiques mais efficaces. La formule rappelle celle d’un Resident Evil en 2D. La magie prend et c’est dû en grande partie à l’ambiance visuelle et sonore développée par le studio indépendant coréen Devespresso Games. Comptez 5 heures environ pour en voir le bout. Le tout à un prix tout à fait correct sur consoles (18,99€). 

The Coma 2 : Vicious Sisters

7.2

Gameplay

7.5/10

Contenu

7.5/10

Graphismes

7.0/10

Bande son

7.0/10

Finition

7.0/10

Les + :

  • Une ambiance horrifique maîtrisée
  • Une gameplay classique, mais efficace
  • Une menace omniprésente
  • Une direction artistique et des dialogues soignés

Les - :

  • Quelques fautes d'orthographe et coquilles
  • Certaines quêtes un peu redondantes
  • Un gameplay qui manque un peu de profondeur