L’entreprise de Mark Zuckerberg mène une étude pour déterminer l’impact des réseaux sociaux sur les élections présidentielles.

Facebook a été particulièrement critiqué durant les élections présidentielles américaines de 2016. Beaucoup ont reproché au réseau social sa mauvaise gestion des fake-news et des campagnes menées sur la plateforme. En prévision des élections présidentielles américaine qui auront lieu le 3 novembre prochain, Facebook a annoncé la mise en place de plusieurs mesures afin de limiter les contestations et manipulations.

Au-delà de ces mesures, il semblerait que l’entreprise américaine cherche à déterminer le poids qu’ont les réseaux sociaux sur les élections démocratiques. Des chercheurs externes à la société étudieront la manière dont les utilisateurs de Facebook et Instagram interagissent sur ces plateformes. Facebook estime qu’entre 200.000 et 400.000 utilisateurs seront volontaires pour participer à l’étude. Une étude qui semble prendre des tournures étonnantes.

La journaliste Elizabeth Dwoskin du Washington Post a en effet révélé que Facebook proposait à certains utilisateurs de fermer leur compte durant la période précédant les élections. Les captures d’écran qu’elle a partagées sur Twitter montrent que Facebook offre entre 10 et 20 $ par semaine à ceux qui participent. En fonction du montant pour lesquels les participants sont prêts à désactiver leur compte avant les élections, ils seront invités à quitter la plateforme durant 1 à 6 semaines. Certains pourront donc récolter 120 $.

Une porte-parole de l’entreprise a confirmé l’existence d’une telle expérience. Elle a également indiqué que Facebook paiera les utilisateurs qui accepteront de participer à des sondages. La porte-parole de Facebook a précisé sur Twitter que ce genre de procédés était standard dans le cadre d’une recherche universitaire.

À l’heure actuelle, Facebook n’a pas décrit précisément les méthodes utilisées dans le cadre de son étude ni si l’ensemble des utilisateurs étaient concernés par cette dernière. Dans tous les cas, l’entreprise américaine a indiqué qu’elle ne s’attendait pas à publier les résultats de ses recherches avant le milieu de l’année prochaine.