Le réseau social a débloqué à un budget de 200 millions de dollars.

Avec plus de 2 milliards de téléchargements, TikTok est le réseau social le plus populaire du moment. Il effraye d’ailleurs d’autres plateformes pourtant bien établies, notamment Instagram qui n’hésite pas à s’en inspirer ni à soudoyer certains créateurs pour les faire venir sur son réseau. Mais la riposte de TikTok ne s’est pas fait attendre. Le réseau social chinois a en effet annoncé qu’un budget de 200 millions de dollars allait être débloqué pour financer ses créateurs de contenus. Une manière de les motiver à rester sur sa plateforme, évidemment.

Le fonds de 200 millions de dollars est destiné à soutenir les « tiktokeurs » populaires qui cherchent à gagner leur vie en créant des contenus sur la plateforme, a expliqué un porte-parole de l’application à The Verge. Jusqu’à présent, la seule manière pour les créateurs de contenu de se faire un peu d’argent avec leurs vidéos était de monétiser leur diffusion en direct. Le TikTok Creator Fund est le premier effort majeur de la société pour payer ses créateurs de contenu.

Dans les faits, les créateurs recevront un « salaire » régulier au cours de l’année, sans plus de précision sur la fréquence. TikTok n’a pas non plus précisé quel montant recevraient les créateurs. On peut imaginer que leur salaire dépendra de leur nombre d’abonnés ou de vues sur leur vidéo, mais rien n’est sûr. À noter que seuls les tiktokeurs de plus de 18 ans pourront bénéficier de ce programme et qu’un nombre minimal d’abonnés est requis. Un nombre qui n’a pas non plus été précisé par la société.

Dans un premier temps, seuls les tiktokeurs américains pourront demander à profiter de ce TikTok Creator Fund dès le mois d’août. Et si la société assure qu’elle souhaite étendre son programme à l’échelle mondiale, il est assez difficile de ne pas voir par ce choix de lancement limité, une volonté de TikTok de se faire bien voir par les États-Unis. L’application chinoise est en effet l’objet de nombreuses critiques de la part de certains politiques américains, dont le Président Trump qui souhaite l’interdire.