Nous avons eu la chance d’explorer le nouveau volet de la saga Assassin’s Creed, Valhalla, attendu pour cette fin d’année. Un test de 2 heures qui nous a permis de nous faire une petite idée de ce que nous proposera le nouvel Assassin’s Creed à l’ère des Vikings. Montez à bord de notre drakkar, on vous partage nos premières impressions.

Exit les magnifiques paysages exotiques de l’Égypte ancienne et de la Grèce Antique, Assassin’s Creed Valhalla nous plonge à l’époque médiévale, quand les Anglo-saxons tentaient de repousser les envahisseurs vikings. Une période qui est donc particulièrement propice aux affrontements et à la violence que l’on explorera du côté des Vikings, dans la peau d’un chef/d’une cheffe de village, Eivor.

Ce choix d’époque et de contexte devrait très certainement réjouir les fans de la série Vikings et de la culture nordique, même si certains devraient être surpris du cadre beaucoup plus sombre que celui d’Origins et Odyssey.

Notre test nous a plongés dans un arc plutôt avancé de l’histoire principale. Nous devions repousser les envahisseurs d’un village allié, et quoi de mieux pour y arriver qu’un petit raid. C’est en effet l’une des grandes nouveautés d’Assassin’s Creed Valhalla et nous avons pu l’expérimenter durant la mission. Accompagné(e) de ses valeureux compagnons, notre héros/héroïne Eivor s’est donc attelé(e) à massacrer ses ennemis. Et le terme « massacre » est particulièrement représentatif de la séquence.

Si Origins et Odyssey proposaient des confrontations plutôt brutales, ce n’est rien en comparaison aux corps à corps dans Valhalla. Les affrontements sont d’une grande violence (tête coupée, crâne brisé), ce qui plaira à certains et en choquera d’autres. On notera tout de même l’apparition de nouvelles attaques et séquences d’assassinat très intéressantes sur les plans technique et animation qui collent à l’esprit viking. Les mécaniques restent tout de même très similaires à celles d’Origins et Odyssey avec des attaques spéciales en fonction de la barre de transe. Et si notre personnage principal est plus violent, les ennemis le sont aussi. Les mini-boss sont plus nombreux, plus puissants et semblent profiter d’une IA plus poussée. On a été particulièrement bluffé à ce niveau-là (et on est mort à plusieurs reprises). Les combats dans Assassin’s Creed Valhalla semblent beaucoup plus exigeants que les précédents volets.  

On notera également que l’aspect communauté des Vikings se retrouve dans les combats. On pourra ainsi venir en aide à un camarade tombé au combat, à prendre part au massacre des portes à coup de bélier, etc. Le jeu semble miser beaucoup sur cet aspect et de nouveaux mécanismes liés à cela devraient très certainement être intégrés, même si notre test ne nous a pas permis d’approfondir la question.

Un arbre de compétences et d’habilités

Notre héros ou héroïne sera entièrement personnalisable au niveau esthétique – même si, encore une fois, nous n’avons pas pu expérimenter cette particularité –, mais aussi au niveau des équipements et des compétences.

L’expérience RPG sera particulièrement renforcée dans ce volet, notamment grâce à un arbre d’habilités qui fait son apparition. En gagnant de l’expérience, le joueur pourra débloquer des bonus à travers un arbre divisé en trois spécialisations ; ours, loups et corbeau. Chaque spécialisation correspond à ce qu’on a déjà vu dans Assassin’s Creed ; la puissance, l’agilité et la discrétion.

À première vue, cet ajout semble intéressant. Il apporte un plus dans la personnalisation de son personnage et dans la manière d’appréhender le combat, mais il faudra creuser davantage pour voir l’intérêt réel de cet arbre de spécialisation.

De nombreuses nouveautés

En dehors des phases de combats, nous avons pu constater plusieurs nouveautés au sein de Valhalla. Tout d’abord, à l’image du peuple viking, les chevaux sont tout aussi à l’aise sur terre que dans l’eau. Les animaux à quatre pattes peuvent en effet nager dans l’eau, et ce, même s’ils n’ont pas pied. C’est… surprenant.

Les développeurs ont également intégré plusieurs nouvelles activités, notamment la pêche, mais aussi des sortes de mini-défis comme on en retrouvait déjà dans les précédents volets. Les joueurs pourront s’amuser à empiler des pierres en équilibre, mais aussi reformer des dessins suivant un certain angle. Une manière de donner envie d’explorer l’open-world et d’allonger la durée de vie du jeu. Si les activités changent, on reste sur quelque chose de déjà vu dans la franchise.

Pour finir avec le gameplay, on regrette de ne pas avoir pu découvrir les grandes nouveautés annoncées par Ubisoft. Il est en effet question qu’Assassin’s Creed Valhalla intègre un système de gestion de village puisque l’aventure d’Eivor se déroulera autour d’un point central : son village. En définitif, on a surtout eu l’impression d’expérimenter le portage du gameplay d’Odyssey à l’époque viking. Cela fonctionne, cela ne fait aucun doute et cela permet de renforcer la violence, mais on aurait apprécié explorer aussi le côté gestion du jeu. On aurait également apprécié pouvoir découvrir les terres de la Norvège, ce qui n’a pas été le cas. On reste sur notre faim, mais on se réjouit de pouvoir revenir dans le jeu pour explorer ces aspects.

L’Angleterre au 9e siècle

Le jeu étant encore en développement, nous n’allons pas nous attarder sur les graphismes, détails et autres bugs visuels auxquels nous avons été confrontés. Ce ne serait pas correct. On espère juste que le rendu final sera du niveau – voire plus – d’Assassin’s Creed Odyssey. On croise les doigts.

On a tout de même pu se rendre compte que l’environnement, à l’image du précédent volet, était très riche que ça soit dans la nature avec des arbres et des plantes très diversifiées, que dans les villages. Les maisons et autres bâtisses y sont nombreuses et les détails sont tout aussi nombreux. Le jeu semble également développer une esthétique propre, qui colle parfaitement au cadre et à l’époque des Vikings. Si on peut faire de nombreux lieux avec Odyssey en termes de mécaniques, Valhalla semble être équipé pour développer son propre univers et dépayser les joueurs.

Difficile de donner son point de vue sur un test aussi court. Bien que nous ayons pu avoir un aperçu global d’Assassin’s Creed Valhalla, celui-ci est minime en comparaison à ce que le jeu semble avoir à offrir. On regrette en effet de ne pas avoir arpenté les terres de la Norvège ni avoir pu explorer le système de gestion du jeu. On a retrouvé beaucoup de similitudes avec Odyssey, peut-être trop, bien qu’elles fonctionnent parfaitement ici. Fort heureusement, les différences au niveau des phases de combats semblent indiquer que l’aspect viking aura une véritable place centrale dans le gameplay, ainsi que dans l’expérience du jeu. Une chose est sûre, la franchise Assassin’s Creed intègre toujours plus d’éléments RPG et mise essentiellement sur les affrontements au corps-à-corps – particulièrement brutaux – tout en intégrant également un arbre de spécialisations. Les quelques nouvelles activités ont l’air sympathiques. On se réjouit d’en voir plus et surtout d’y jouer plus. Rendez-vous en fin d’année.