Alphabet, maison mère de Google, fait actuellement l’objet de plusieurs enquêtes aux États-Unis concernant ses activités publicitaires.

Et si le mastodonte Google tel que nous le connaissons venait à disparaître ? Il semblerait que cela soit une possibilité, en tout cas en partie. L’enquête menée par plusieurs procureurs généraux américains et celle du département de la Justice américaine pourraient aboutir au dépôt de plusieurs plaintes à l’encontre de Google. Selon CNBC, les États américains envisageraient plusieurs options pour sanctionner les abus de position dominante de Google et ses pratiques anticoncurrentielles. Il serait notamment question d’un démantèlement de la division de technologie publicitaire du géant du web.

Concrètement, ce qui est reproché à la firme de Mountain View et à sa maison mère est de mettre en avant ses propres produits et ceux de ses partenaires dans les résultats de recherche. Évidemment, cela lui offre un sacré avantage par rapport à ses concurrents. La firme a également fait en sorte de regrouper ses outils publicitaires, empêchant ses concurrents d’aligner leurs offres sur les siennes et donc de remonter dans les résultats de recherche.

Le possible démantèlement de Google ne serait toutefois pas chose facile. Google ne dispose pas d’une unité autonome regroupant ses activités publicitaires, mais bien de plusieurs unités et sources de revenus publicitaires diversifiées ce qui rend leur dissolution complexe. Cependant, les régulateurs américains pourraient mettre en place des décrets de consentement pour contrer les pratiques anticoncurrentielles de Google.

De son côté, la firme de Mountain View s’est refusée à tout commentaire concernant ces « spéculations ». Un porte-parole de l’entreprise américaine a assuré à CNBC que le groupe continuait de collaborer avec les autorités dans leurs enquêtes. « Nos produits dans la publicité numérique rivalisent dans une industrie surpeuplée avec des centaines de concurrents et de technologies, et ont contribué à réduire les coûts pour les annonceurs et les consommateurs », a ajouté le porte-parole de Google.

Ce n’est pas la première fois qu’un démantèlement de Google est évoqué. Il en a déjà été question il y a quelques années lorsque l’Union européenne s’intéressait de près aux pratiques de la firme américaines. Un intérêt particulier qui n’a finalement donné lieu « qu’à » une amende colossale de 2,42 milliards d’euros – et non à un démantèlement –  pour abus de position dominante dans la recherche en ligne.