CodenPlay veut apprendre aux enfants à se familiariser avec le digital.

L’ASBL parle d’enjeux sociaux, économiques et pédagogiques. Des initiatives dans l’ère du temps numérique.

Déjouer les codes du numérique

Les écoles ne proposent pas systématiquement des cours de codage. L’ASBL CodeNplay se penche du côté des plus jeunes pour démocratiser ces pratiques numériques. “CodeNplay est née en 2017 du constat que dans un monde de plus en plus façonné par les technologies numériques, il devient essentiel pour chaque citoyen d’en cerner les enjeux” explique l’ASBL sur son site. La startup sociale souligne que “le développement cognitif de l’enfant est énorme”. En débutant tôt, les enfants apprennent plus facilement une nouvelle manière de penser. Parallèlement, l’association à but non lucratif souligne l’intérêt d’initier des filles à cette thématique. “Avant que les stéréotypes de genre ne fassent leur effet”, souligne CodeNplay.

Les cours sont donnés de manière ludique : “qu’il s’agisse de programmer de petits robots ou de créer leurs propres jeux vidéo” explique l’ASBL. Une manière de se familiariser avec l’informatique en s’amusant : “nous constatons que la demande d’une éducation extrascolaire en compétences numériques est populaire auprès des parents”, souligne l’ASBL.

CodeNPlay s’organise avec des écoles primaires pour proposer la découverte du numérique, et du code, à ses élèves. En passant par des initiations dans les salles de classes ou des formations auprès des enseignants. Mais aussi en proposant des séances en dehors du temps scolaire. Concernant le matériel, les écoles ont besoin d’un ordinateur pour deux étudiants et une connexion internet “fluide”.

Lockdown et apprentissage

Durant cette période de confinement, l’ASBL propose une activité “d’éducation au numérique” chaque jour. Le premier challenge consistait par exemple à une heure de code pour débutant. Avec trois thématiques, en fonction des niveaux.

Crédits photo : Capture d'écran codenplay.be
Crédits photo : Capture d’écran codenplay.be

Les challenges se suivent et proposent des activités originales chaque jour. Le troisième challenge concentrait les plus jeunes sur une plateforme d’apprentissage au code. Au matin du cinquième challenge, les enfants étaient chargés de programmer leurs parents pour qu’ils préparent leurs tartines. Le challenge numéro 11 proposait un serious game belge où les enfants doivent aider à réparer une intelligence artificielle.