Les jours de pluie, le débit du réseau pourrait être divisé par 2 .

On ne cesse de répéter combien ce nouveau standard de communication sera révolutionnaire. Les pays s’attèlent à développer les infrastructures compatibles avec ce réseau sur leur territoire. Mais la 5G, vendue comme une technologie permettant de réduire les temps de téléchargement à néant tout en offrant une hyperconnectivité poussée, pourrait bien avoir un point faible de taille : la pluie.

Les premiers tests réalisés aux quatre coins du monde ont montré que le débit de la 5G peut être divisé par 2 en cas de fortes averses. La portée du réseau pouvait également être réduite en cas de mauvais temps. Autrement dit, lorsque la météo n’y est pas, la 5G pourrait ne pas être en mesure de maintenir ses pleines capacités.

La révolution de la 5G au coeur du problème

L’explication à ce phénomène repose sur les ondes millimétriques qui constituent le réseau 5G. Or, toutes les avancées technologies que représente la 5G résident en ces ondes. Malheureusement, celles-ci disposent d’un pouvoir de pénétration très faible ce qui fait qu’elles sont facilement perturbées par les obstacles, notamment ceux d’origine météorologique. En cas de pluie, les gouttes d’eau peuvent absorber une partie du signal.

En fonction de la densité de l’averse, le réseau pourrait être amputé de 25% à 50% de son débit. La seule solution pour contrer le phénomène serait que les opérateurs mettent au point des maillages serrés d’antennes relais ou amplifient l’intensité de l’onde.

À l’heure actuelle, la 5G n’est déployée que dans quelques pays et à une échelle relativement restreinte. Le déploiement du réseau devrait encore plusieurs années, notamment en France où la 5G est attendue pour 2022 et en Belgique, à une date encore inconnue. Un laps de temps qui devrait permettre aux opérateurs et équipementiers de prendre en compte cette sensibilité accrue aux obstacles météorologiques.