Outre cette information, Netflix a également partagé la répartition de son nombre d’abonnés en fonction des régions du monde.

L’actuel leader des plateformes de streaming a dévoilé plusieurs chiffres intéressants sur l’année écoulée dans un document destiné aux investisseurs sur lequel le Wall Street Journal a réussi à mettre la main. On connait ainsi la répartition des abonnés Netflix par rapport aux régions du monde, mais aussi les revenus que ces derniers engendrent pour le service de streaming.

Comme on pouvait s’en douter, Netflix compte la majorité de ses abonnés aux États-Unis et au Canada (UCAN) avec 67,11 millions d’abonnés. Ce sont d’ailleurs eux qui lui rapportent le plus ; 12,26 $ par abonné.

L’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA) sont à la seconde place avec 47,35 millions d’abonnés et un revenu moyen par abonné de 10,26 $.

En troisième position, on trouve l’Amérique Latine (LATAM), avec un portefeuille d’abonnés de 29,38 millions et un revenu mensuel moyen de 8,21 $ par abonné. La région Asie-Pacifique (APAC) clôture le classement à la 4e place avec 14,48 millions d’abonnés et un revenu moyen de 9,31 $ par abonné.

Au total, Netflix comptabilise 158,3 millions d’abonnés à travers 130 pays à la fin du mois de septembre 2019.

Une popularité mondiale accrue

Dans son document, le géant du streaming a également partagé des chiffres concernant son évolution au cours des deux dernières années. Ainsi, entre le premier trimestre 2017 et le troisième trimestre 2019, c’est en Asie-Pacifique que Netflix a connu la plus grande croissance. Selon Netflix, son portefeuille d’abonnés dans cette région a plus que doublé, avec une progression de 122% au cours de cette période.

Ensuite, c’est dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique que Netflix a connu sa seconde plus importante progression avec une hausse de 82% d’abonnés.

Une progression forte qui contraste avec celle enregistrée aux États-Unis et au Canada puisque le nombre d’abonnés dans la région UCAN n’a été « que » de 14,9% depuis la fin au cours des deux dernières années. Une progression limitée qui peut facilement s’expliquer par le fait que la « guerre du streaming » a déjà démarré de ce côté de l’Atlantique.

Séduire les autres marchés 

Pour rester dans la course, Netflix mise énormément sur les marchés extérieurs aux États-Unis et au Canada pour se développer et consolider son nombre d’abonnés. Pour l’instant, le service qui pourrait le plus lui nuire – Disney + – n’est disponible que dans ces deux pays, ainsi qu’aux Pays-Bas, et son déploiement n’est pas prévu avant le 31 mars 2020. De quoi laisser un peu de temps à Netflix pour consolider son expansion à l’étranger.

Pour cela, la plateforme de streaming mise en partie sur des abonnements préférentiels dans certains pays, notamment en Inde où Netflix propose une offre exclusivement mobile à 4 euros. Une stratégie qui pourrait évidemment payer au niveau de son nombre d’abonnés, mais qui pourrait lui coûter cher en termes de revenus.

Au cours des trois premiers trimestres de 2019, les pertes de la plateforme se chiffraient déjà à 1,6 milliard de dollars et devraient atteindre plus du double à la fin de l’année.

Pour tenter de compenser – en partie – les pertes, Netflix multiplie les placements de produits, les intégrations et les produits dérivés de ses contenus populaires, notamment Stranger Things.

À l’heure actuelle, difficile de savoir si Netflix arrivera à encaisser le déploiement mondial de Disney +.