Sept États membres de l’Union européenne ont débloqué une aide financière de 3,2 milliards d’euros dans le but de développer l’industrie des batteries électriques.

Selon l’Union européenne, le secteur des batteries électriques représente un enjeu capital et stratégique vers la neutralité climatique. C’est pourquoi la Commission européenne a accepté que plusieurs pays membres de l’Union déploient une aide financière pour investir dans ce secteur. Parmi les États investisseurs, on retrouve l’Allemagne, la France, la Belgique, la Finlande, l’Italie, la Pologne et la Suède. Ces 7 États ont rassemblé 3,2 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 5 milliards d’euros d’investissement provenant du secteur privé.

Parmi les entreprises privées ayant investi dans le projet, on retrouve principalement des acteurs dont les activités sont liées aux batteries ; matières premières, matériaux avancés, cellules, systèmes de batteries, réaffectation, recyclage, etc. On peut notamment citer le groupe chimique belge Solvay, ainsi que le constructeur automobile allemand BMW.

Des batteries plus performantes et moins polluantes

L’objectif de cette aide financière est de favoriser le développement une mobilité propre et à faibles émissions. Le projet devrait permettre de développer des batteries au lithium-ion disposant d’une « plus longue durée de vie » afin de les rendre plus durables. Il est également question d’accélérer leur temps de recharge, afin de réduire le passage à la station-service. Enfin, le projet de l’Union européenne consistera également à faire en sorte que les batteries au lithium-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs) soient plus sûres et moins nuisibles pour l’environnement.

« La production de batteries en Europe revêt un intérêt stratégique pour notre économie et notre société compte tenu de son potentiel en termes de mobilité propre et d’énergie, de création d’emplois, de durabilité et compétitivité », a déclaré Margrethe Vestager, la vice-présidente de la Commission européenne.

L’intérêt de l’Union européenne pour les batteries électriques n’est pas nouveau. En 2017 déjà, l’ancien commissaire européen en charge de l’énergie, Maroš Šefčovič, s’inquiétait que « la Chine et les États-Unis avancent bien plus rapidement que [Les Européens] sur la mobilité électrique ».

Selon les projections de l’Union européenne, la demande de batteries devrait croitre dans les prochaines années.

Le fruit de cet investissement est prévu pour 2023-2025, selon les projections du gouvernement français. Il marquera une « nette rupture technologique ». « L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031 », prévoit l’Union européenne. En fonction du succès des différents projets, les pays investisseurs récupéreront rapidement leur investissement.