Tout droit arrivé des États-Unis, ce concept de consommation connait une popularité croissante en Belgique depuis quelques années.

Ce vendredi 29 novembre marque l’ouverture du Black Friday, bien que certains sites de ventes et magasins aient déjà lancé les hostilités depuis quelques jours déjà. Une date incontournable pour de nombreux consommateurs puisqu’elle est synonyme de promotions exceptionnelles, une aubaine à l’approche des fêtes de fin d’année.

Le concept du vendredi noir a vu le jour aux États-Unis il y a de nombreuses années. Il marque le début de la période des achats de Noël. Une période qui démarre sur les chapeaux de roues puisque les commerçants et grandes enseignes offrent des réductions impressionnantes sur leurs marchandises. Des promotions qui attirent forcément les foules, c’est d’ailleurs l’une des explications données au Black Friday ; noir de monde. Pourtant, son origine viendrait plutôt du fait qu’auparavant, les commerçants utilisaient de l’encre noire pour écrire le total de leurs ventes lorsqu’il était positif en opposition au rouge pour les journées en déficit.

Quatre jours de promotions

Si ce rendez-vous incontournable pour dénicher de bonnes affaires fait référence au vendredi, il s’étale en réalité sur plusieurs jours. En effet, les promotions continuent durant le weekend, que ça soit en magasin ou sur la toile. Une période propice aux achats qui se poursuit également le lundi avec une version exclusivement en ligne avec le Cyber Monday.

Un événement shopping incontournable

Le phénomène a officiellement été adopté en Belgique en 2016, bien que certains Belges en profitaient déjà sur les sites de ventes en ligne, notamment Amazon qui en fait son leitmotiv depuis longtemps déjà. Un concept qui semble avoir particulièrement séduit les Belges. En 2017, une hausse de 19% du nombre de paiements électrique a été enregistrée par rapport à l’édition précédente. En 2018, ce sont 12 % de plus de transactions qui ont été faites en Belgique à l’occasion du Black Friday, indique la société de paiements Worldline, soit 8,2 millions de transactions électroniques supplémentaires enregistrées en Belgique.

En comparaison à un vendredi normal, les commerçants avaient enregistré une hausse de 10 % lors du Black Friday en 2017 et de 15 % l’année suivante. Une tendance que l’on devrait de nouveau constater en 2019. Le Black Friday prend de plus en plus d’ampleur en Europe et la Belgique ne fait pas exception.

Au-delà des sites de ventes en ligne, le phénomène est de plus en plus suivi par les magasins physiques, alors qu’auparavant une majorité boudait l’événement. « Nous observons que les Belges profitent de plus en plus des offres promotionnelles du Black Friday. Les commerçants et les consommateurs considèrent désormais cette journée comme l’un des événements commerciaux les plus importants de l’année », a indiqué Éric Spapens directeur marketing chez Worldline, dans un communiqué de la société.

Surconsommation et impact environnemental

Si pour certains, le Black Friday est véritablement une aubaine pour se faire plaisir à petit prix ou simplement acheter ce dont on a besoin sans se ruiner, certains s’inquiètent de l’impact que cette folie acheteuse a sur l’environnement. En effet, le nombre de commandes en ligne explose durant le Black Friday ce qui pousse les sites de ventes en ligne à augmenter leurs stocks, mais aussi à les livrer rapidement ce qui pollue évidemment énormément.

Le Black Friday est une période très stressante pour les employés de grandes enseignes et magasins. Celui qui s’attire des foudres chaque année, c’est Amazon. L’année dernière, de nombreux employés du géant américain s’étaient mis en grève pour exiger des conditions de travail décentes.

Enfin, d’autres critiquent ce rendez-vous shopping, car il est synonyme de surconsommation et de gaspillage. Les consommateurs se laissent tenter par des articles dont ils n’ont pas vraiment besoin, quitte à remplacer des objets qui fonctionnent encore.