Les emojis pêche, aubergine et gouttes d’eau utilisés dans certains contextes seront désormais interdits sur le réseau social.

Cet été, Facebook a procédé à une légère modification de ses « standards de la communauté », une charte à travers laquelle le réseau social liste le comportement à adopter ou non sur la plateforme. Un changement qui s’est fait dans la discrétion, mais qui n’a pourtant pas échappé au site Xbiz. Plusieurs mois après cette modification de la charte de Facebook, on apprend ainsi que les « emojis ou [des] séries d’emojis considérés comme sexuels ou considérés comme sexuels dans le contexte » sont proscrits du réseau social dans certains cas.

De manière générale, les emojis concernés par ce nouveau règlement sont les symboles de pêche, aubergine et gouttes d’eau – qui se passent de commentaire.

Cette nouvelle politique de Facebook n’a pas pour objectif de nuire à la liberté d’expression de ses utilisateurs, mais plutôt de lutter contre la promotion d’offres de travailleurs et travailleuses du sexe. Le réseau social indique effectivement dans ses standards de communauté vouloir limiter « le contenu [qui] facilite, encourage ou coordonne les rencontres sexuelles entre adultes ».

C’est dans cette démarche que Facebook proscrit l’utilisation de certains emojis dans le cadre d’échanges explicitement sexuels. « Nous limitons également le langage sexuellement explicite qui peut mener à la sollicitation, car certains groupes au sein de notre communauté mondiale peuvent être sensibles à ce type de contenu ou avoir un impact direct sur leur capacité à communiquer avec leurs amis et la communauté en général », peut-on lire sur la page des Standards de la communauté de Facebook.

Les publications, légendes de photos ou des groupes de discussion affichant des emojis ou séries d’emojis à connotations sexuelles pourront faire l’objet d’une étude de Facebook et être supprimés, de même que les photos arborant des emojis afin de cacher des zones sensibles.

En dehors de ces cas de figure, rien n’empêche cependant les utilisateurs d’agrémenter leur publication de pêches, d’aubergines et de gouttes d’eau. La plateforme le précise d’ailleurs, si un contenu « ne constitue pas une sollicitation ou une offre sexuelle, il n’est pas contrevenant ».

Dans les faits, Facebook ne précise pas comment il compte lutter contre les publications faisant la promotion de « coordination ou de recrutement pour des activités sexuelles pour adultes ». Il serait question de nouveaux algorithmes capables de détecter les contenus affichant ce type d’emojis. Ceux-ci permettraient de faciliter le travail des modérateurs du réseau social lorsque certaines publications sont signalées.