Mêlanger un Hack and slash avec les dynamiques de jeu d’un flipper dans un environnement à la difficulté croissante, un pari osé de Flight School. Direction la montagne et l’antre de la “Créature”.

Si la bande annonce peut faire sourire et surtout faire penser à un jeu “trop simple”, il vous faudra peut-être repenser à ce jugement hâtif. En effet, ce Hack and slash de Flight School est un de ces jeux vidéo dont la difficulté va doucement augmenter au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire. Au plus grand bonheur des joueurs, évidemment.

Tout commence dans une région désertique emprunte à des tempêtes de sable et où seulement quelques espèces semblent avoir survécu au déluge causé par un monstre qui habite une montagne.

La direction artistique du jeu est plutôt originale…

Affublé d’un tuyau, votre personnage, appelé BOT-C, est un ingénieur robotique chargé de devoir entretenir une machine qui gère la météo et qui doit empêcher les tempêtes de sable de ravager la ville. Le but sera de se frayer un chemin dans la montagne, jadis source de pouvoir de la région, pour relancer cette énorme machine aux multiples salles, mise hors service par la “Créature”, ce boss ultime qu’il faudra affronter à chaque fin de niveau.

La “Créature” a décidé de couper la machine car elle ne supportait pas de voir les êtres vivants de la région lui vouer un culte plutôt qu’à elle.

Utilise l’énergie

En termes de gameplay, Creature in the Well est beaucoup plus compliqué que ne laissent transparaître les apparences. En effet, afin de débloquer les différentes portes, il vous faudra frapper des billes d’énergie dans des éléments du décor. Plus vous avancerez, plus vous aurez la possibilité de trouver des passages secrets et de nouvelles armes.

Tout au long de l’aventure, il vous sera possible de débloquer plusieurs armes. En effet, le tuyau ne sert qu’à frapper les billes d’énergies (comme les deux blocs amovibles dans le bas d’un flipper) mais le jeu vous proposera d’utiliser un combo avec des épées permettant de charger, de canaliser les billes et d’en concentrer l’énergie afin qu’elles fassent plus de dégâts. Certaines épées possèdent d’ailleurs un système d’aide à la visée des plus pratique dans certaines situations.

Le gameplay mélange flipper et hack & slash.

Il est également important de porter une attention particulière à la récolte d’énergie et de ne pas lésiner sur un gros surplus. On ne saurait que trop conseiller d’explorer toutes les petites salles secondaires dont l’ouverture des portes requiert peu de ressources (5.000 d’énergie) mais dont la récolte potentielle sera un grand bénéfice pour la suite de l’aventure et le déverrouillage des entrées principales (75.000).

Afin de compléter chaque phase, vous devrez affronter la “bête” et vous sortir des différents pièges mis en place.

Qui dit incarnation d’un personnage, dit “barre de vie”. Les différents pièges et balles d’énergie chargées par les ennemis infligent des dégâts à votre personnage mais il existe des espèces de bain d’énergie pure qui permettent de régénérer votre santé au maximum. Ces bains sont situés derrière des portes secondaires dans tous les niveaux, généralement une ou deux pièces avant de rencontrer la “Créature”.

Si votre personnage venait à mourir, la réapparition se fait dans le petit village aux abords de la montagne. Attention, votre vie sera au minimum mais le jeu est bien fait et dès que vous rentrez dans la salle principale de la montagne où vous choisissez votre niveau, un bain d’énergie est mis à votre disposition.

Si les différentes maps semblent linéaires, c’est bien le niveau de difficulté croissant qui ne l’est pas. A chaque niveau, son lot de difficultés supplémentaire et de nouveaux pièges. Il faudra donc faire preuve d’un esprit vif et d’une bonne utilisation de la capacité “dash” de son personnage pour glisser entre les pièges qui s’activent selon un certain schéma en fonction des salles.

Conclusion

Mélange improbable de hack & slash et de flipper, Creature in the well est un jeu atypique, qui séduira les joueurs tant par sa direction artistique unique que par son gameplay exigeant. La difficulté croissante de Creature in the Well destine le jeu à un certain public, averti. Si les niveaux deviennent plus difficiles, c’est pour obliger le joueur à réfléchir davantage, à jouer intelligemment avec les éléments du décor. Intelligent dans son concept, le jeu de Flight School n’en reste pas moins assez répétitif et relativement peu varié. Un peu plus de diversité et de profondeur n’aurait certainement pas fait de mal.

par Edouard Maréchal.

Creature in the well

7

Gameplay

7.5/10

Contenu

7.0/10

Graphismes

7.0/10

Bande son

6.5/10

Finition

7.0/10

Les + :

  • Un concept à part
  • Un univers séduisant
  • La direction artistique, superbe
  • La difficulté élevée
  • Un prix doux (15€)

Les - :

  • Assez répétitif par nature
  • Un certain manque de profondeur