Depuis 2 ans, le MoviePass permettait à ses abonnés d’aller au cinéma voir un film par jour pour seulement 9,95 $ par mois.

Lancée en 2011, l’offre de base permettait aux abonnés d’aller voir 3 films au cinéma par mois pour un tarif préférentiel, mais en 2017, MoviePass chamboule tout en passant à l’illimité. Un changement de modèle commercial orchestré par Mitch Lowe, le nouveau PDG de la boite et ancien de Netflix qui souhaitait opérer une stratégie agressive dans l’industrie du cinéma.

Les abonnés à MoviePass disposaient d’une carte de débit qui leur permettait de réserver un film et une séance par jour depuis une application. Si pour les abonnés, une séance de cinéma suffisait à rentabiliser leur abonnement, les choses n’étaient pas aussi intéressantes pour MoviePass. En effet, la société devait couvrir les frais de chaque ticket de cinéma vendu et très rapidement les coûts mensuels des billets délivrés dépassaient celui des revenus des abonnements.

Après avoir rencontré un énorme succès pendant un an, la société a commencé à réduire ses coûts pour pouvoir supporter ses frais ; elle a spécifié à ses abonnés qu’il ne pourraient désormais plus voir que certains films, certains jours. Le nombre d’abonnés a alors chuté drastiquement.

Le 13 septembre, MoviePass a envoyé un mail à ses abonnés leur signalant la cessation de ses activités prévue pour le 14 septembre. Dans son communiqué, la société a affirmé qu’elle continuerait à chercher des fonds pour faire revivre MoviePass, mais qu’elle était « incapable de prédire si ou quand le service » reviendrait et pour combien de temps.

Si MoviePass tire sa révérence, sa stratégie agressive aura tout de même eu un impact important sur les complexes de cinéma. Plusieurs exploitants ont depuis mis en place des offres similaires, moins généreuses certes, mais plus viables sur le long terme.