Une méthode de tracking qui contourne le Règlement Général sur la Protection des Données.

Ce n’est pas un secret, Google récupère de nombreuses données concernant ses utilisateurs sur base de l’utilisation qu’ils font du moteur de recherche et du navigateur Chrome. Des données précieuses qui permettent à la firme de Mountain View d’adapter la publicité en fonction de ses utilisateurs. Mais le tracking de Google irait plus loin selon une enquête réalisée par le navigateur Brave, rapporté par le Financial Times.

L’enquête de Brave a révélé que Google avait recours à des pages web masquées pour continuer de récolter des informations sur ses utilisateurs sans leur consentement. Ce type de tracking « Push Pages » consiste en des pages web qui se chargent sans que l’utilisateur ne le voie. Elles sont uniques et donc disposent d’un identifiant qui permet de tracker un utilisateur. Un procédé qui contourne le règlement européen en matière de protection de la vie privée.

Le responsable politique de Brave, Johnny Ryan, a découvert le pot aux roses après avoir repéré que ses informations personnelles avaient été récoltées et partagées sur Google Exchange. Préalablement, l’homme avait pris soin de nettoyer toutes ses traces, il était donc comme un sou neuf. Cela n’a pas empêché Google d’arriver à l’identifier comme un utilisateur unique et à le suivre sur la toile. En fonction de ses recherches et de son utilisation de Google Chrome, la firme de Mountain View aurait été en mesure d’identifier son sexe, son âge, son appartenance ethnique et d’autres données personnelles et de les envoyer à des publicitaires.

Google n’a pas manqué de réagir face aux accusations de Brave qui, précisons-le, est l’un de ses grands concurrents. Un porte-parole de Google a ainsi indiqué « nous ne diffusons pas d’annonces personnalisées ni ne partageons de demandes d’enchères aux enchères sans le consentement de l’utilisateur ».