Après les fameuses loot boxes des jeux vidéo, la Commission des jeux de hasard s’intéresse de près aux cartes et autocollants à collectionner. Ceux-ci pourraient être assimilés à des jeux de hasard et donc, être illégaux dans leur forme actuelle.

Elles ont bercé notre enfance et passionnent encore aujourd’hui de nombreux amateurs, pourtant les cartes Pokémon, Yu-Gi-Oh ! et plus récemment les Magic The Gathering sont dans le collimateur de la Commission des jeux de hasard. À première vue innocentes, ces cartes – ainsi que les autocollants Panini à collectionner – seraient assimilées à des jeux de hasard, bêtes noires de la Commission.

Les collectionneurs de cartes Pokémon ou autocollant Panini achètent des pochettes sans savoir quel Pokémon ou joueur de foot s’y trouve. Tout repose sur la chance et c’est bien ça le problème. Le concept se rapproche beaucoup de celui des loot boxes, sorte de pochette-surprise virtuelle vendue dans certains jeux vidéo, qui ont été récemment interdites en Belgique.

Les cartes à collectionner et les loot boxes partagent les mêmes principes que sont le jeu vu qu’ils permettent soit de jouer soit de gagner des bonus pour jouer, la mise étant donné qu’on débourse une certaine somme d’argent, le hasard puisque le joueur ne sait pas à l’avance les cartes, autocollants ou accessoires qu’il achète, ainsi qu’un certain gain ou perte suivant la rareté des cartes déballées.

Pour la Commission des jeux de hasard, les cartes Pokémon, Magic et autocollants Panini répondent à la définition de jeux de hasard puisqu’ils rassemblent bien les trois critères (mise, gain ou perte et hasard). Autrement dit, ces jeux pourraient être interdits en Belgique.

45 ans de Panini, pourquoi pas encore interdit ?

Le fait est que la Commission des jeux de hasard n’est pas un pouvoir législateur, mais bien un organe de conseils qui renseigne son avis et recommandation au gouvernement et au Parlement. Il remplit également une fonction de contrôle et octroie certaines licences de jeux.

Pour le président de la Commission des jeux de hasard qui répond aux question de L’Avenir, Etienne Marique, la raison pour laquelle les cartes Pokémon et autres autocollants à collectionner ne sont pas encore interdits en Belgique est liée à un manque de moyens. Pour Etienne Marique, ces jeux de hasard ne seraient également pas l’une des priorités du ministre de la Justice, Koen Geens, contrairement aux jeux vidéo.

Dans le cas des loot boxes, les micro-transactions se font de manière numériques ce qui pourraient minimiser le sentiment de dépendance chez les joueurs.