Une startup belge propose un bracelet électronique connecté, qui se porte au poignet.

Un système de surveillance électronique des délinquants ne peut pas être simplement une mesure de surveillance punitive“. En partant de ce constat, une startup belge propose un bracelet électronique 2.0.

Pierre Blondeau et Luciano Trunzo, les deux cofondateurs, ont misé sur le format d’une montre plutôt que du traditionnel bracelet à la cheville. “C’est un véritable assistant numérique à la réinsertion” souligne Pierre Blondeau à la rédaction LeSoir+.

Cette « montre » permet bien évidemment de localiser la personne sous surveillance. Et une gestion automatique des alarmes en cas d’infraction.

Mais elle permet également à l’agent de probation d’interagir rapidement grâce à des messages envoyés directement sur la montre, ou d’envoyer une alerte en cas d’infraction. Couvre-feu, horaire de travail ou rendez-vous avec son agent de probation : le bracelet Upstreem prend aussi des fonctions d’agenda. “Cela peut paraître idiot, mais le justiciable qui a passé un séjour prolongé en prison a souvent perdu ses repères à sa sortie. Il ne sait pas toujours retenir ses rendez-vous, notamment avec son agent de probation” explique le cofondateur, auprès de la rédaction LeSoir+.

Les phases de tests ont été concluantes. La startup serait sur le point de signer un contrat avec un pays de l’Europe de l’Est. Les cofondateurs ne donnent pas plus d’informations pour l’instant.

Aujourd’hui, près de 6000 personnes portent un bracelet électronique en Belgique, selon questions-justice.be.