Le constructeur automobile japonais Toyota vient de démarrer les essais de ses voitures autonomes sur les routes européennes. Au cours de leur périple, les véhicules passeront par la capitale belge.

L’avènement des voitures autonomes se précise avec une multiplication des tests en conditions réelles. Si la plupart d’entre eux ont lieu aux États-Unis ou au Japon, certains se lancent sur les routes européennes afin d’étudier les spécificités du trafic européen.

C’est notamment le cas de Toyota qui va démarrer les essais de conduite autonome de ses véhicules intelligents sur les routes d’Europe ouvertes au public. Des essais qui pousseront ces voitures autonomes à travers Bruxelles. Dans un premier temps et par souci de sécurité, les véhicules autonomes seront supervisés par un conducteur, qui sera présent dans le véhicule afin de réagir en cas de problème, et d’un opérateur chargé de vérifier le bon fonctionnement du système.

Dans son communiqué de presse, Toyota Motor Europe (TME) explique que le but de ces tests en conditions réelles urbaines est d’« étudier l’impact de la diversité des comportements humains sur les systèmes de conduite autonome ». Étant donné le trafic routier dans le centre de Bruxelles, les tests devraient être très instructifs.

Le vice-président de la division Recherche et Développement de TME, Gerald Killmann, a déclaré « au sein du groupe Toyota, le centre de R&D de Bruxelles est notre Centre régional d’excellence pour la perception virtuelle : le centre apprend littéralement aux ordinateurs à ‘voir’ et à ‘comprendre’ leur environnement immédiat. Cette initiative pilote vise principalement à étudier des comportements humains complexes et imprévisibles, ainsi que leur impact sur les caractéristiques particulières d’un système de conduite autonome ».

Les essais seront réalisés par une Lexus LS équipée de radar LIDAR, de capteurs, de caméras et d’un système de localisation haute-précision et dureront 13 mois. La voiture réalisera plusieurs fois le même parcours, afin d’étudier et comparer les données enregistrées durant l’itinéraire.

Les données collectées durant ces tests seront également transmises à la Commission européenne en vue du projet « L3Pilot », qui a pour objectif de tester et valider la conduite autonome en situation réelle et à grande échelle.