À l’avenir, le réseau social américain coopérera davantage avec la justice française dans la lutte contre les propos haineux. Les adresses IP des auteurs de ce genre de commentaires seront partagées avec les autorités compétentes françaises.

Le plus grand réseau social au monde donne lieu à d’innombrables publications haineuses. Une situation contre laquelle Facebook tente d’apporter une solution, mais étant donné l’ampleur des commentaires, groupes privés et publications, ce n’est pas une tâche facile. En France, le réseau social a annoncé qu’il allait collaborer davantage avec la justice française, notamment en renseignant l’adresse IP des auteurs de publications haineuses.

Le secrétaire français d’État au Numérique, Cédric O, s’est confié à ce sujet auprès de l’agence Reuters. Selon lui, cette décision de la part de Facebook est une avancée importante dans la lutte contre ce type de propos qui se multiplient sur la toile, aidés par le sentiment d’invincibilité que donne l’impression d’anonymat d’Internet.

« Ils nous ont annoncé que (…), eu égard aux discussions qu’ils ont eues avec nous, ils allaient transmettre les adresses IP pour les contenus de haine en ligne qui seraient demandées par la justice. Ce qui est une énorme nouvelle », a déclaré le secrétaire d’État.

Il est vrai que cette décision est particulièrement importante et pourrait permettre de mieux contrer la prolifération de messages haineux sur la toile. Pour l’instant, la décision de Facebook n’est spécifique qu’à la France et donc n’est pas effective en Belgique. Mais on peut imaginer – et espérer – que le réseau social collabore avec les autorités judiciaires d’autres pays à l’avenir.

La lutte contre les commentaires et propos de haine partagés sur les réseaux sociaux semble prendre de l’ampleur. En Belgique, au début du mois de juin, un internaute avait été condamné pour les propos sexistes et racistes qu’il avait tenus sur Twitter. Une première dans notre pays.

Jusqu’à présent, Facebook ne partageait ce genre d’informations que dans des cas de terrorisme ou de pédopornographie.

La collaboration de Facebook dans la lutte contre ce type de propos ne suffira certainement pas à réduire leur prolifération, mais c’est déjà un pas encourageant. Des mesures de sensibilisation contre la diffusion de messages haineux et pour la responsabilisation des internautes devront également être mises en place pour réduire ce phénomène.