Alors qu’aucun acteur du secteur n’est parvenu à s’imposer dans le domaine de la réalité virtuelle, Sony est parvenu à faire de son PlayStation VR un incontournable aux yeux des gamers. Retour sur une formidable épopée. 

Avec plus de 4,5 millions de casques PS VR vendus à travers le monde, Sony domine très largement le marché de la réalité virtuelle, au point d’être parvenu à imposer sa plate-forme auprès des développeurs, qui ne peuvent désormais plus envisager le développement d’un jeu VR en-dehors de cette plate-forme.

Considéré il y a encore 3 ans comme un secteur porteur, la VR est aujourd’hui devenu un énorme fardeau pour bien des entreprises qui avaient investi dans cette technologie. Microsoft et Apple ne s’y sont jamais vraiment risqués. Les partenaires de Microsoft avaient pourtant bien tenté de lancer une fronde commune avec les casques Windows Mixed Reality, mais ces derniers ont fait un énorme flop, au point que la plupart des constructeurs ont décidé d’abandonner purement et simplement ce secteur. En parallèle, la petite startup Oculus était parvenue à attirer l’attention des plus grands, jusqu’à se faire racheter par Facebook, qui avait vu en elle le futur de l’informatique. Bien qu’ils aient ciblés un public très large, les casques Oculus sont très vite devenus un produit de niche, à destination quasi-exclusive des gamers. Avec ses casques Vive, HTC a également eu son Momentum. Mais le secteur n’a jamais connu l’expansion annoncée.

Beaucoup plus accessible, simple à installer et économique, le casque PS VR de Sony a à l’inverse des casques VR destinés aux PC, rencontré un énorme succès. Sony a toutefois dû prendre son temps pour imposer son modèle. A grand renfort d’exclusivités et de promotions alléchantes, le géant nippon est parvenu à faire de son PS VR un joli succès commercial. Certes, il ne s’agit pas d’un produit qui génère des montants astronomiques pour le portefeuille de la firme, mais le PS VR n’en reste pas moins un produit porteur qui donne de surcroît une très belle image à l’entreprise. Car aucun de ses concurrents directs (Microsoft & Nintendo) n’a osé se lancer sur ce secteur et Sony bénéficie aujourd’hui d’une aura particulière grâce à ce culot.

Son succès, le PS VR le doit à plusieurs paramètres. Son prix tout d’abord, près de 3 fois inférieur à celui des autres casques VR destinés aux PC. Son accessibilité en suite : contrairement à la plupart des autres casques VR, le PS VR s’installe en quelques minutes et ne nécessite aucune connaissance particulière en informatique. Et puis, bien sûr, il y a la question du line-up. On le sait, Sony a investi des montants astronomiques dans la VR, et est allé jusqu’à constituer des équipes de développement spécialisées dans la VR. Le groupe nippon n’hésite pas non plus à brader allègrement les prix, en proposant l’accessoire en pack avec une poignée de jeux.

Toutefois, n’oublions pas l’élément principal de l’équation : à l’inverse des autres casques VR, le PS VR ne pose aucun problème de compatibilité avec la PlayStation 4. L’acheteur est certain que le produit fonctionnera parfaitement sur sa machine. Les titres proposés tourneront également tous sans difficulté, dans des conditions optimales. Là où sur PC, le consommateur doit fait un véritable effort de recherche pour s’assurer que matériel et jeux tourneront sans encombre sur son PC (hors-de-prix).