Chaque mois, la rédaction de Geeko sélectionne pour vous les meilleurs DLC du mois, pour vos jeux préférés. Ce mois-ci, place à Forza Horizon 4, The Elder Scrolls Online et State of Decay 2. 

State of Decay 2 Heartland (Xbox One, PC)

Première extension à mériter le détour, Heartland est l’extension que tous les fans de State of Decay attendaient. Le jeu de survie de Microsoft, très critiqué à sa sortie, sort enfin de sa léthargie avec un DLC qui corrige un certain nombre de défauts du titre.

Souffrant exactement du même défaut que son ancêtre avant la sortie de ses DLC, qui avaient corrigé la plupart de ses défauts, State of Decay 2 propose une aventure autrement mieux scénarisée que celle du jeu de base, avec une quête qui suit deux groupes de survivants à la recherche de leurs proches… Si le fil scénaristique reste très simple, il a le mérite de rajouter une linéarité qui avait complètement disparu du jeu et de rendre l’aventure beaucoup plus passionnante pour ceux qui n’apprécient pas vraiment d’être lâchés dans le désert.

Globalement, le principe n’a pourtant pas changé. Il s’agit toujours de gérer sa petite base et son groupe de survivants en réalisant des raids pour aller chercher des vivres en ville et en enchaînant les missions. L’originalité de cette extension vient du fait que les zombies sont désormais beaucoup plus agressifs et que le challenge est ainsi relevé de plusieurs niveaux. Undead Labs a également corrigé de nombreux bugs, revu son système de PNJ, qui ne sont plus générés de façon procédurale, et quelque peu simplifié les mécanismes.

L’extension propose également de (re)découvrir une nouvelle zone de jeu en visitant les décors de Trumbull Valley, traversés dans le premier volet. Un joli ajout.

Si elle ne corrige pas tous les défauts de State of Decay 2, l’extension Heartland a le mérite de rajouter un véritable scénario au jeu de base et d’en corriger quelques défauts. Progressivement, le titre d’Undead Labs commence donc à ressembler à quelque chose. Une bonne nouvelle pour les fans de la franchise qui ont (enfin) une bonne raison de s’y replonger.

Forza Horizon 4 LEGO Speed Champions (Xbox One, PC)

Après une première extension qui avait entrouvert les portes d’un nouvel environnement totalement atypique aux fans de Forza Horizon, Forza Horizon 4 accueillait ce mois-ci une seconde extension officielle, qui aurait presque pu faire office de jeu stand-alone tant son contenu est riche.

LEGO Speed Champions revoit presqu’intégralement le concept du titre en proposant de piloter des bolides entièrement fabriqués à partir de briques LEGO dans des décors mixant environnements réalistes et briques colorées. Et le rendu est étonnamment brillant. Lego Speed Champions est en réalité exactement le jeu de course LEGO que les fans attendaient. Il s’agit du parfait mix entre Forza Horizon et la franchise LEGO. Le titre reprend le gameplay très arcade des Horizon, en proposant des courses et défis dans de superbes environnements ouverts. Forza Horizon 4 n’a rien perdu de sa superbe et Speed Champions ajoute en réalité une nouvelle dimension au titre, proposant aux joueurs de varier davantage les plaisirs et de redécouvrir le jeu sous un nouvel angle. Il s’agit incontestablement de l’un des meilleurs DLC de cette année.

Visuellement, le titre impressionne également. On sent qu’un très gros travail de modélisation a été réalisé de la part des développeurs. Le titre est superbe, terriblement fun et d’une grande fidélité aux matériaux d’origine.

Si les tracés et courses sont nombreux, on regrettera en revanche que seulement 3 véhicules LEGO répondent à l’appel. En conséquence, les courses mêleront véhicules modélisés à la perfection et véhicules LEGO. Un mélange assez particulier, qui ne dérange toutefois pas plus que ça… Le délire est complet, d’autant plus que les développeurs ont même songé à ajouter une radio supplémentaire, Radio Awesome, inspirée des films Lego Movie.

Les fans de briques colorées seront également ravis d’apprendre qu’ils pourront récupérer des briques à chaque course qui leur permettront de construire leur habitation de rêve dans l’arrière pays. Une référence sympathique à l’univers LEGO qui ajoute une dimension supplémentaire au jeu. Si Speed Champions n’est finalement qu’un skin du titre originel, il parvient à rendre encore plus fun un jeu de course arcade qui était pourtant déjà très fun à jouer, et qui mérite maintenant plus encore qu’avant le détour…

The Elder Scrolls Online Elsweyr (Xbox One, PS4, PC)

Enfin, comment ignorer la dernière extension de The Elder Scrolls Online, le RPG solo jouable en ligne de Bethesda, qui s’offre une nouvelle aventure complète et de nouvelles régions à explorer avec l’extension Elsweyr.

Elsweyr entrouvre avant tout les portes d’un nouveau territoire, méconnu des fans de la série, puisqu’il propose d’explorer le terrible Khajiits, les fameux chats humanoïdes de The Elder Scrolls, qui peuplent essentiellement des contrées désertiques. Les décors sont plutôt atypiques, mais réussis, et offrent une simplicité bienvenue après les décors luxuriants de Summerset. On notera toutefois que les développeurs ne se sont pas contentés de nous ouvrir les portes de vastes déserts et ont modélisé de gigantesques canyons, cités et villages. Les décors d’Elsweyr sont certes moins excitants à l’œil que ceux des précédentes extensions, mais ils n’en demeurent pas moins soignés visuellement.

Le contenu proposé est plutôt riche avec environ 20 heures de quête principale qui viennent s’ajouter au contenu très riche des autres extensions, mais également de multiples quêtes secondaires à explorer. Globalement, l’extension se montre plutôt intéressante, surtout pour les fans qui en apprendront davantage sur le monde des Khajiits.

Côté gameplay, Bethesda parvient à surprendre avec deux grandes nouveautés : l’ajout d’une nouvelle classe, les Nécromanciens, capables de faire revenir d’entre les morts des serviteurs durant les combats, et la présence de dragons, qui attaqueront certaines zones du jeu à des moments totalement inattendus. Le Nécromancien est un ajout intéressant à l’univers d’ESO, dans la mesure où il introduit une nouvelle mécanique basée sur la gestion de ses adversaires durant les combats et à l’utilisation des corps de ses victimes. Equilibré, ce personnage apporte une diversité bienvenue dans l’univers d’ESO.

En ce qui concerne les dragons, Bethesda les positionne comme des boss titanesques qui ne pourront être vaincus qu’en coop. Les créatures sillonnent le ciel et s’abattent sur leurs proies, causant des ravages partout où ils passent. Si le concept est séduisant, on regrettera toutefois qu’il reste relativement facile de s’en défaire. Il aurait été sans doute plus intéressant de renforcer leurs défenses et leurs attaques pour ajouter une dose de stress aux affrontements.

En l’état, Elsweyr n’en reste pas moins une extension très convaincante, et une bonne raison de se replonger dans ESO. Le titre de Bethesda propose aujourd’hui un contenu très riche et se positionne comme l’un des meilleurs jeux de rôle du moment, à explorer seul ou entre amis. L’aspect narratif est toujours aussi travaillé et si le titre a un peu vieilli graphiquement, il est parvenu à corriger la plupart de ses défauts au fil des mises à jour.