Surfant sur le succès de Minecraft, PixARK propose une expérience de jeu mélangeant craft, exploration et construction dans l’univers d’ARK. 

Snail Games tente le pari un peu fou de mélanger Minecraft et ARK dans un jeu de construction unique qui reprend pratiquement à l’identique la recette de Minecraft.

Concrètement, et pour résumer le principe de PixARK en quelques mots : c’est du Minecraft avec un joli skin ARK. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette licence, il s’agit d’un jeu de survie en open-world, dans un monde infesté de dinos et de créatures préhistoriques.

Le concept aurait pu se révéler séduisant, sauf que dans la pratique, on a précisément l’impression de rejouer à Minecraft, dans un univers inspiré d’ARK.

Largué dans un vaste terrain de jeu, le joueur devra récolter des ressources, crafter des objets et surtout des armes et commencer à construire des abris pour se protéger des créatures qui habitent ce vaste monde. Pour espérer survivre à ce monde dangereux, il vous faudra grimper rapidement en niveau et apprendre des recettes qui vous permettront de créer de nouveaux objets plus puissants.

Particularité de PixARK : il est possible de dompter toutes les créatures et dinosaures qui peuplent l’île. Pour ce faire, il faudra toutefois apprendre à les connaître, et à connaître surtout leur régime alimentaire afin de les dompter. Par la suite, vous pourrez créer une selle et les chevaucher pour explorer de nouveaux environnements.

Le concept est séduisant, mais dans la pratique, les contrôles se révèlent très approximatifs – tourner à 180 degrés est un véritable challenge en soi – le jeu ultra-répétitif et surtout, les multiples bugs qui gâchent complètement l’expérience de jeu. De l’IA calamiteuse des créatures, qui restent bloquées derrière un arbre aux bugs graphiques, en passant par les plantages du jeu, les freezes ou les éléments qui ne se débloquent pas, PixARK est une véritable calamité en matière de finition.

Si vous y jouez sur console, vous aurez de surcroît droit à des contrôles encore plus laborieux dans les menus, qui ont très clairement été pensés pour le PC, et ont en outre été très mal traduits en français.

Et puis, bien sûr, il y a la question de la réalisation graphique. S’il est difficile de noter un jeu dans la lignée de Minecraft sur cet aspect, il faut bien reconnaître que PixARK a tout de la copie du pauvre, avec ses décors qui pop-up sans crier gare, ses nombreux bugs graphiques et ses textures immondes. PixARK aurait pu être une excellente surprise, mais son univers n’a pratiquement aucun charme, la faute en grande partie à son budget ridicule.

Sur le papier, le titre avait tout pour séduire : un concept séduisant, le mélange inattendu de Minecraft et de dinosaures, un contenu très riche, la possibilité de jouer à plusieurs sur un même serveur et des tas de fonctionnalités héritées de Minecraft. Dans la pratique, le résultat est malheureusement à des années lumières de ce à quoi on était en droit de s’attendre… Inutile de le préciser, que vous soyez fan d’ARK ou de Minecraft, mieux vaut éviter celui-là…

Conclusion

S’il avait tout pour séduire sur le papier, PixARK est malheureusement très loin de respecter sa feuille de route. Ce mélange improbable de Minecraft et d’ARK n’est ni plus ni moins qu’un clone très cheap de Minecraft, avec des dinosaures. Riche en contenu, le jeu de Snail Games souffre toutefois de contrôles laborieux, d’une finition abominable et d’une réalisation catastrophique. Le concept est certes séduisant, mais dans la pratique, difficile d’y trouver un quelconque plaisir tant les quelques atouts du jeu sont gâchés par une réalisation chaotique. 

PixARK

3.8

Gameplay

4.5/10

Contenu

7.0/10

Graphismes

3.0/10

Bande son

3.0/10

Finition

1.5/10

Les + :

  • Un contenu très généreux
  • Des mécanismes de jeu calqués sur Minecraft
  • Du multi en ligne

Les - :

  • Une prise en main chaotique
  • Un Minecraft du pauvre
  • Pas conçu pour être joué à la manette
  • Le plein de bugs qui gâchent complètement l'expérience de jeu
  • Graphiquement très pauvre