Attendu au tournant par tous les mordus de hack & slash, Warhammer : Chaosbane s’annonçait comme un brillant successeur aux Diablo et autres Gauntlet-likes. Le titre des Français d’Eko Software tient-il toutes ses promesses? La réponse dans notre test!

Surexploité, l’univers de Warhammer n’a toutefois que rarement eu droit à des adaptations de qualité en jeu vidéo. Les derniers titres édités par Big Ben n’avaient à ce sujet pas vraiment suscité l’enthousiasme des fans. Confié aux développeurs des deux volets de la série des How to Survive, Warhammer : Chaosbane a toutefois suscité la curiosité des joueurs dès son annonce. Les premières images et vidéos révélées laissaient entrevoir un titre nerveux et surtout très ambitieux.

Difficile toutefois de réaliser ses ambitions avec un budget serré. Et il faut bien l’avouer, malgré les apparences, Chaosbane reste un titre à tout petit budget, très loin des superproductions américaines.

Visuellement pourtant, le titre impressionne dès les premières minutes de jeu avec des décors superbes, une direction artistique inspirée, de très jolis effets spéciaux et, de surcroît – une excellente bande sonore (avec des doublages intégraux & des morceaux épiques). On n’a très clairement pas l’impression de jouer à un titre développé par une trentaine d’employés.

Les premières minutes de jeu montrent également un très fort potentiel. Après avoir choisi sa classe, on se lance dans des combats face à des hordes de monstruosités tout droit sorties des feux de l’enfer. Le gameplay du jeu semble au départ assez limité, mais les affrontements sont nerveux et beaucoup plus techniques qu’il n’y paraît. Fun, le titre ne montrera toutefois toute sa richesse qu’après 2 heures de jeu, lorsque le joueur aura débloqué tous les coups de base de son personnage et commencé à débloquer certaines capacités dans l’arbre de compétences.

Chaosbane a bien sûr été pensé pour la coop’ et s’il est jouable en solitaire, il sera forcément beaucoup plus fun de la parcourir à quatre sur un seul écran. D’autant plus que les différentes classes sont un exemple de complémentarité et qu’il est possible de mettre en place de véritables stratégies.

Le titre d’Eko se montre également étonnamment stratégique avec son système de compétences actives et passives – qui devront être sélectionnées selon les affinités du joueur et renforcées à l’aide de points de compétence. La montée en puissance du personnage est également réellement impressionnante.

Très vite toutefois, on en vient à se poser des questions sur le titre. Car si visuellement le jeu impressionne et son gameplay se révèle très fun, Chaosbane a la désagréable habitude de nous faire tout le temps explorer les mêmes décors et affronter les mêmes ennemis. Les craintes se révèlent justifiées puisque le titre compte moins d’une demi-douzaine d’environnements – ou plutôt de niveaux – que vous parcourrez inlassablement durant les 5 petites heures de jeu que le titre vous réserve. Le bestiaire également n’est pas très varié, avec seulement quelques boss et mid-boss pour varier les plaisirs entre deux massacres.

C’est un fait, Chaosbane montre très vite ses limites, et c’est finalement le seul vrai reproche qu’on lui fera tant dans le fond comme dans la forme, le titre d’Eko Software avait tout d’un grand. Et c’est là que le bas blesse puisqu’à un tarif de 59€, il est tout simplement inacceptable de se retrouver avec un jeu proposant aussi peu de contenu, et de surcroît répétitif à outrance. S’il avait été vendu une quinzaine d’euros, Chaosbane aurait sans doute reçu un accueil beaucoup plus chaleureux de notre part, mais à ce prix, difficile de soutenir la démarche de l’éditeur, qui le vend à plein tarif. Et ce d’autant plus que le endgame est loin d’être à la hauteur.

Une fois l’aventure principale bouclée, le joueur pourra ainsi dans 3 modes de jeu complémentaires, l’Expédition, qui propose à peu de choses près la même chose que la campagne, si ce n’est que le donjon est généré aléatoirement, la chasse à la relique, plus difficile mais qui permettra de récupérer des objets héroïques, et le combat de boss, qui vous fera enchainer les boss. Sympathique, sauf qu’encore une fois, on a l’impression de refaire les mêmes niveaux qu’on a déjà parcouru 10 fois…

La bonne nouvelle, c’est que le studio devrait rajouter plusieurs contenus après la sortie de son jeu avec l’ajout (gratuit) de fonctionnalités et un bon suivi, mais également un season pass très onéreux (19,99€) qui permettra notamment de découvrir un nouvel environnement…

Conclusion

Beau, fun et terriblement nerveux, Warhammer : Chaosbane avait tous les ingrédients pour séduire les amateurs de hack & slash avec son univers sombre, sa coop hors-ligne et ses affrontements sanglants. Le titre du studio français Eko Software s’effondre toutefois sur la ligne d’arrivée, victime d’un budget ridicule qui a condamné les développeurs à se contenter du minimum syndical en terme de contenu. Court, le titre vous fera parcourir inlassablement les mêmes environnements et affronter les mêmes ennemis. S’il avait été vendu une quinzaine d’euros, ce très gros défaut aurait très facilement été pardonné. Mais avec son tarif qui flirte avec les 60€, Warhammer : Chaosbane n’est très clairement pas une “bonne affaire”, sauf peut-être dans un bac de soldes.

Warhammer : Chaosbane

6.5

Gameplay

8.5/10

Contenu

2.5/10

Graphismes

7.5/10

Bande son

7.5/10

Finition

6.5/10

Les + :

  • Une réalisation solide
  • Une excellente bande son
  • Un gameplay nerveux
  • Jouable en coop' à 4 sur un seul écran

Les - :

  • Une durée de vie ridicule (5h en ligne droite)
  • On parcourt inlassablement les mêmes décors
  • Un scénario sans ambition
  • Un bestiaire trop peu varié