La mode est une forme d’art assez particulière qui ne touche pas tout le monde de la même manière. L’apparition des premiers vêtements numériques devrait creuser encore un peu plus l’écart entre les adeptes et les réfractaires à l’univers de la « haute couture ».

La toute première pièce de vêtement « numérique », une robe, a été développée par la startup de mode « The Fabricant » en collaboration avec les artistes Johanna Jaskowska et Dapper Labs. Cette ligne de vêtements, nommée Iridescence, est uniquement disponible sous la forme numérique. Autrement dit, elle n’est pas matérielle.

Bien qu’elle n’existe pas dans la vraie vie, elle a une vraie valeur financière. La première robe numérique a été vendue pour la coquette somme de 9.500 dollars aux enchères, en blockchain.

Il n’est donc pas question de s’habiller avec, mais plutôt d’agrémenter un cliché. En réalité, la robe est simplement ajoutée sur une photo. Elle s’adapte donc parfaitement à son porteur grâce à des logiciels 2D et 3D.

Mais que les futurs potentiels acheteurs se rassurent, des patrons de la robe existent pour la reproduire dans la vie réelle.

On ne peut s’empêcher de penser aux « skins » commercialisés dans les jeux vidéo qui coûtent parfois assez cher et qui ne sont, eux aussi, que numérique.

La mode numérique aurait pour objectif de promouvoir la durabilité dans la mode en général plutôt que de l’éphémère.