La Chine va renforcer ses méthodes de surveillance avec la mise en place de 2,76 milliards de caméras dotées de la reconnaissance faciale.

En 2016, l’Empire du Milieu comptabilisait déjà 176 millions de caméras de surveillance à travers son territoire. Un chiffre déjà bien impressionnant, mais qui va continuer de croître jusqu’en 2022 avec l’objectif de déployer 2,76 milliards de vidéosurveillances. Une omniprésence de technologies de pistage qui permettra de surveiller les 1,4 milliard d’habitants que compte le pays.

Les caméras seront dotées de la reconnaissance faciale – comme c’est déjà le cas avec les caméras actuelles – qui, sur base d’une base de données d’images numériques, seront capable d’identifier automatiquement une personne filmée.

Depuis les attentats du 11 septembre, le marché des caméras et technologies de surveillance a connu un bond exponentiel en Chine. La modernisation des villes de l’Empire du Milieu a également joué sur la présence de vidéosurveillance, ainsi que la volonté du gouvernement de contrôler la population.

L’augmentation des caméras de surveillance dans les villes a montré « des résultats remarquables » en termes d’améliorations de la sécurité publique, de la prévention et de la répression de la criminalité, ainsi que l’amélioration de la gestion du trafic et des véhicules d’urgence, explique Inside China Tech.

Contrairement aux États-Unis où la reconnaissance faciale est principalement utilisée dans les aéroports, cette forme de technologie est beaucoup plus implantée dans le quotidien des Chinois. En effet, la reconnaissance faciale est déjà utilisée dans le cadre scolaire afin de contrôler l’absentéisme des écoliers et étudiants. Évidemment, on retrouve également ses caméras aux points de contrôle des frontières, notamment dans les aéroports, ainsi que dans les rues et lieux publics.

Le pays souhaite mettre en place un réseau de vidéosurveillances omniprésent, fonctionnel et contrôlable au niveau national d’ici 2020. Une volonté qui pose de nombreuses questions, notamment en termes de libertés personnelles et de protection de la vie privée.