Elle est très populaire chez les jeunes adolescents et repose sur le principe de mini-vidéos de danse, de chant ou encore humoristiques, mais au-delà de cet aspect gentillet, TikTok serait également un repaire pour des personnes mal intentionnées prêtes à abuser de la naïveté des plus jeunes.

Ce n’est pas la première fois que l’application est pointée du doigt de la sorte. En février dernier, l’unité fédérale de lutte contre la cybercriminalité mettait déjà en garde les parents contre l’utilisation de ce réseau social phénomène par les plus jeunes. Mais la Belgique n’est pas le seul pays à s’inquiéter de ce que renferme cette application.

En effet, l’Inde s’est également appliquée à lutter contre TikTok. Selon les autorités indiennes, l’application serait un repaire à pédophiles et autres prédateurs sexuels. Elle présenterait également des contenus à caractères sexuels et pornographiques. De quoi pousser la justice indienne à se mobiliser contre l’application.

Craignant que le contenu de TikTok n’influence les jeunes utilisateurs, le gouvernement avait demandé le bannissement du réseau social. Une demande à laquelle la Haute cour de Madras a répondu favorablement, forçant ainsi Apple et Google à supprimer TikTok de leur magasin d’applications pour l’Inde, comme le rapporte la BBC.

La décision de justice sera réétudiée le 22 avril prochain. En attendant, les utilisateurs qui avaient déjà téléchargé l’application peuvent continuer de l’utiliser…

Une application à bannir ?

De nombreux cas d’abus ont été signalés sur l’application. Déjà lorsqu’elle s’appelait encore Musical.ly, la plateforme était pointée du doigt pour son contenu hypersexualisé. Or, bien qu’elle soit interdite aux moins de 13 ans, TikTok est pourtant utilisé par de nombreux enfants de 8 et 9 ans. Ceux-ci sont effectivement exposés à des contenus à caractères sexuels, voire pornographiques partagées par des adultes. Certains utilisateurs qui publient des vidéos d’eux-mêmes sont également contactés par des prédateurs sexuels.

Face à ces accusations, l’application avait annoncé prendre des mesures pour enrayer ce phénomène, notamment la possibilité de filtrer qui peut regarder ses vidéos. Mais le côté sombre du réseau social semble encore bien réel.

Si l’Inde a réussi à faire supprimer l’application sur l’App Store et le Play Store sur son territoire, on peut se demander si Apple et Google ne devraient pas généraliser ce bannissement.

TikTok avait également été banni au Bangladesh pour les mêmes motifs que l’Inde. Elle fait aussi l’objet d’une amende importante aux États-Unis en raison du manque de protection des données des adolescents et enfants sur sa plateforme.