Si les jeux de zombies continuent à débarquer par camions entiers, rares sont ceux à se démarquer. Un petit studio indépendant s’est lancé l’étrange défi de mélanger zombies et tower-defense, pour notre plus grand malheur… 

Sur le papier, Blood Waves avait pourtant tout pour séduire : des zombies, une bonne dose de gore, une dimension stratégique, des armes customisables, une salle secrète et des pièges à disposer selon ses envies… Dans la pratique, dès la première partie, on se rend compte du désastre dont les développeurs sont les auteurs. 

Graphiquement tout d’abord, si le jeu n’est pas hideux – les modélisations de l’héroïne et des zombies restent très correctes, les effets visuels sont plutôt réussis et le rendu général plutôt joli -, ses animations d’un autre âge, multiples bugs et décors totalement vides en font un titre sans aucune saveur. 

Au niveau du gameplay ensuite, les développeurs ont mélangé deux styles de jeux très différents en mixant shooter et tower-defense. Un concept en soi très séduisant, qui est malheureusement gâché par une prise en main chaotique. Le joueur devra ici survivre à des vagues de zombies. Il aura le choix d’actionner la nouvelle vague quand bon lui semble. Cela lui laissera la possibilité de modifier son armement et surtout de préparer ses défenses.

Dans la pratique, il pourra ainsi disposer à sa guise tourelles de combat, pièges et barricades, qu’il devra toutefois acheter avec le cash qu’il a remporté au cours de la vague précédente. L’ennui, c’est que sur PC comme sur consoles, déposer une barricade là où on le souhaite tient presque de l’exploit. Résultat des courses? On est souvent très peu satisfait de ses créations et les pièges que l’on place peuvent très vite devenir très gênants dans notre progression. Plus inquiétant encore, la fluidité du jeu a tendance à fortement diminuer lorsqu’un nombre important d’objets sont placés sur le terrain… 

L’aspect shooter n’est malheureusement pas plus réussi. Le feeling des gunfights est proche de zéro, la faute en grande partie à un recul des armes inexistant et à l’absence complète de vibrations à la manette. En résulte des séquences musclées mollassonnes et souvent vides de tout intérêt… 

Vous l’aurez compris, difficile de prendre son pied sur le jeu. Ce qui est d’autant plus regrettable compte tenu des bonnes idées des développeurs, qui entrecoupent les “vagues” de zombies par des séquences plus stratégiques au cours desquelles le joueur doit planifier ses prochaines actions en choisissant par exemple d’upgrader une arme, une compétence, d’acheter de nouvelles munitions, d’installer des pièges ou des améliorations. 

Sur le papier, Blood Waves avait tout pour séduire. Le jeu de Sometimes You aurait dû être un shooter nerveux et délicieusement fun. Mal-fignolé, le titre est un véritable fiasco. Même les mordus du genre auront du mal à y trouver un quelconque intérêt. 

Même à 10€, difficile donc de le conseiller, d’autant plus que la diversité n’est pas son fort… Le jeu ne compte qu’une poignée de types de zombies différents et ne propose qu’un seul et unique environnement. Il n’y a en outre même pas la possibilité de s’entraider avec un ami, en ligne ou hors ligne… 

Conclusion

Malgré quelques bonnes idées, Blood Waves ne parvient pas à nous faire oublier ses énormes défauts. Si, graphiquement le jeu n’est pas si laid que ça, ses animations d’un autre âge, multiples bugs et décors vides en font un titre honteux techniquement, qui de surcroît ne procure aucun fun, la faute à des gunfights mous et l’absence totale de recul des armes. Sur le papier, le jeu avait pourtant tout pour séduire avec son système de tourelles, de barricades, ses armes customisables et ses interludes durant lesquels le joueur choisit la stratégie qu’il adoptera au prochain round… 

Blood Waves

2.6

Gameplay

1.5/10

Contenu

4.5/10

Graphismes

3.0/10

Bande son

3.0/10

Finition

1.0/10

Les + :

  • Seulement 10€
  • Quelques bonnes idées
  • Plutôt sanglant

Les - :

  • Les animations d'un autre âge
  • Des gunfights mous
  • Des contrôles mal pensés
  • Les envirronements vides