Rien ne va plus entre Huawei et les États-Unis. Le constructeur chinois vient d’annoncer qu’il portait plainte contre les restrictions imposées par le gouvernement américain à son encontre.

Après les accusations d’espionnage du président américain, ainsi que l’interdiction adressée aux administrations américaines d’acheter des équipements et des services auprès du géant chinois des télécoms, Huawei contre-attaque et porte plainte contre les États-Unis.

Il y a quelques mois déjà, les États-Unis avaient laissé entendre que les infrastructures réseau de Huawei intégraient des failles délibérées qui permettraient au gouvernement chinois d’espionner les utilisateurs, notamment en Europe. Une accusation prise au sérieux par les différents représentants de pays européens. Une enquête est d’ailleurs en cours à ce propos.

En déposant sa plainte auprès d’un tribunal fédéral, Huawei espère que les restrictions imposées à son encontre – l’interdiction d’acheter des équipements et services Huawei  pour les administrations américaines – soient déclarées inconstitutionnelles. La société chinoise demande également une injonction permanente contre ces restrictions.

Dans le communiqué de presse de Huawei, on peut lire les déclarations du président de la société en exercice : « le Congrès américain a pris à plusieurs reprises des mesures pour soutenir ses restrictions contre les produits Huawei […] Ce n’est pas le cas, mais cela empêche également Huawei de se livrer à une concurrence qui finit par nuire aux consommateurs américains. Nous attendons avec impatience le verdict du tribunal et nous espérons que cela bénéficiera à la fois à Huawei et au peuple américain. »

De plus, Huawei accuse que les États-Unis ont piraté les serveurs de la société chinois et volé des courriels.

Song Liuping, juriste en chef de Huawei, souligne une nouvelle fois que les accusations et restrictions à l’encontre de la société chinoise sont infondées. Aucune preuve concernant l’insécurité du réseau n’a été fournie.

Si le gouvernement américain rebrousse chemin, Huawei se dit prêt à collaborer avec les États-Unis pour à la fois développer le réseau 5G, mais aussi « résoudre les véritables problèmes de sécurités ».