« Hey », le réseau social qui fonctionne comme une extension de navigateur, lance une chasse au trésor pour se faire connaître.

Hey est un outil qui permet aux visiteurs d’un site web de discuter avec d’autres visiteurs du même site. Juste en téléchargeant une extension. Plus simplement, il s’agit d’un chat en direct dédié à chaque site web. La startup belge lance sa communication à grande échelle : “parce que, oui, le monde est notre target” confie Olivier Tabery, directeur d’exploitation de Hey.

Un jeu à grande échelle pour toucher une large cible

Le principe est simple en théorie : plusieurs messages identiques ont été disséminés sur le web. Sur des sites de gaming. Les utilisateurs n’ont qu’à trouver cinq de ces messages, et envoyer une capture d’écran de ses trouvailles directement à la startup. Les gagnants seront récompensés avec des jetons, réservés en temps normal aux créateurs de contenu les plus actifs. Le terrain de jeu est grand. Aussi grand que la cible de Hey, qui s’adresse au monde entier.

Si Hey peut être installé via une extension du Chrome, la startup discute aussi directement avec des sites web. Le but est de les inciter à installer eux-mêmes l’extension, pour que l’utilisateur n’ait pas besoin de le faire lui-même.

Parallèlement à une campagne de publicité sur les réseaux sociaux, Hey engage également des influenceurs qui “parlent de Hey et vantent son utilité auprès de leur communauté” explique Olivier Tabery.
À court terme, Hey veut s’implanter dans des niches pour gagner des utilisateurs. Mais à plus long terme, l’objectif est d’ajouter une “surcouche” au web. Soit un chat qui “permet d’exploiter la puissance des communautés qui l’essaiment pour que les gens puissent interagir entre eux librement, obtenir des réponses à leurs questions, naviguer en sécurité” selon ses gérants.

Le Whatsapp des sites web

La startup est créée en 2017. Nabil Kamel et Marc Jacobs les deux cofondateurs doivent systématiquement se rendre sur différents sites pour trouver des réponses à leurs questions. “On va sur Google pour trouver l’information manquante d’un site, on va sur Yelp pour se renseigner sur la qualité d’un restaurant, on va sur TripAdvisor pour valider la qualité de l’activité qu’on veut faire lors de nos prochaines vacances, on se rend sur Facebook pour trouver des gens qui ont une passion en commun avec nous-mêmes” explique le directeur d’exploitation Olivier Tabery.
Ils créent alors Hey, un espace de discussion “contextualisé“. Chaque page du web obtient un chat dédié, “où les visiteurs peuvent chatter en live avec des gens qui partagent les mêmes centres d’intérêt“. C’est-à-dire des gens qui visitent cette même page web, au même moment.

L’été dernier, Hey a pu compter sur le réseau Be Angels pour lever 700 000 euros grâce à une dizaine d’investisseurs. Reste à voir si le service aura du succès. À noter tout de même que l’outil est totalement gratuit.