Certaines tendances d’Instagram peuvent avoir des conséquences néfastes sur le quotidien d’autres individus lambdas. Une réalité que les habitants du quartier de Notting Hill, à Londres, subissent depuis plusieurs mois. 

Avec ses maisons victoriennes de toutes les couleurs, le quartier de Londres est un endroit adorable. Il est d’ailleurs devenu un lieu incontournable pour de nombreux instagrammeurs en quête de reconnaissance. Nombreux sont prêts à se déplacer jusqu’à Notting Hill pour se faire tirer le portrait et partager leurs clichés sur le réseau social. 

Une popularité du quartier qui ne plaît pas à ses habitants. On peut les comprendre parce qu’avant d’avoir LA bonne photo, les influenceurs en herbe doivent réaliser de nombreux clichés, sélectionner le bon angle, le bon arrière-plan, changer de pose, voire de tenue. Des impératifs qui les poussent parfois à squatter pendant plusieurs heures devant les maisons du quartier.

On retrouve plus d’un million d’hashtag Notting Hill sur le réseau social.

Selon les habitants, Notting Hill serait devenu une sorte de studio de photo à ciel ouvert. Le phénomène a explosé au cours des 6 mois comme le raconte l’une des résidentes du quartier au journal anglais Standard. Tout le long de la journée, l’habitante entend les instructions des « photographes » pour capturer le bon cliché. 

Capture écran Instagram (coco_veve)

Le journal anglais rapporte également que, selon une blogueuse, certains commerces locaux auraient modifié leur décoration pour coller au mieux à l’esthétique d’Instagram. 
Le quartier de Notting Hill n’est pas un cas isolé. À Paris, il existe aussi un lieu aux maisons colorées très prisé par les instagrammeurs, la rue Crémieux. 

La surexposition de certains « spots » Instagram peut s’avérer plus néfaste que simplement embêter les habitants d’un quartier. En effet, certains lieux naturels ont déjà été dévastés par le piétinement de hordes d’influenceurs