Annoncée en réaction au scandale de Cambridge Analytica, la fonctionnalité de suppression d’historique est toujours d’actualité, malgré son retard. Elle entrera en test au printemps prochain.

La fonctionnalité devait servir à redorer l’image de Facebook après le scandale de l’année dernière et permettre de regagner la confiance des utilisateurs. Selon Buzzfeed, qui cite une source proche du réseau social, l’annonce à ce sujet qui date de mai dernier n’était que du bluff « nous n’avions rien à montrer à quiconque. Mark voulait juste marque des points ». Il est vrai qu’au cours des mois qui ont suivi, Facebook n’est pas revenu sur ce projet.

Mais aujourd’hui, le directeur financier du groupe, David Wehner, revient avec des nouvelles. La fonctionnalité verra bien le jour ou, en tout cas, sera testée au printemps prochain. Elle proposerait aux utilisateurs d’effacer leur historique de recherches et, ainsi, de freiner la publicité ciblée.

Le réseau social collecte en effet de nombreuses données à propos des recherches d’un utilisateur ce qui lui permet d’afficher des publicités pour des produits liés à ces recherches.

Or, réduire ce genre de procédé pourrait coûter cher à Facebook qui en tire beaucoup de revenus, mais la firme dit assumer ce choix « c’est quelque chose que les défenseurs de la vie privée ont demandé et nous travaillons avec eux pour être sûr de bien le faire ».

Si les tests de ce printemps sont concluants, Facebook pourra mettre en place cette fonctionnalité sur l’ensemble de son réseau. Même s’il sera intéressant de pouvoir effectivement supprimer son historique, on peut se demander si cela suffira à regagner la confiance des utilisateurs.