Sorti initialement en arcade, puis sur PC et PlayStation, l’excellent Blazblue : Central Fiction a aujourd’hui droit à une sortie sur la petite console de Nintendo dans une édition intégrale.

Quatrième et dernier volet de la franchise, BlazBlue Central Fiction est considéré par de nombreux fans comme l’un des meilleurs épisodes de la saga, si pas le meilleur. Sa sortie sur Switch est donc une véritable bénédiction pour les amateurs de baston 2D.

Sorti en 2016 sur PS4, Central Fiction n’a étonnamment presque pas vieilli. Le moteur employé par Arc System Works (les créateurs de Dragon Ball FighterZ et de Guilty Gear) reste toujours aussi impressionnant, malgré son âge. Les modélisations en 2D sont d’une propreté rare, les animations d’une grande fluidité, les décors surchargés en détails et le character design tout bonnement fantastique. Arrivée à maturité depuis la sortie du troisième volet, la série des BlazBlue est incontestablement devenue une incontournable pour les passionnés de jeux de baston en 2D.

Il faut toutefois le reconnaître, Arc System a eu tendance à multiplier un peu trop les sorties ces dernières années, entre les rééditions et les suites. Restée à l’ombre pendant deux ans, la franchise s’est offerte une pause – bien nécessaire avant un retour sous le feu des projecteurs. Attention toutefois, Arc System Works l’avait à l’époque bien précisé : il n’y aura plus de nouveaux volets. Central Fiction est donc bel et bien l’épisode ultime de la franchise – à ne louper sous aucun prétexte si vous étiez passés à côté des derniers volets.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’éditeur a mis les petits plats dans les grands pour nous livrer un titre très riche en contenu, avec pas moins de 42 arènes (auxquelles il faudra ajouter plusieurs variantes), 36 personnages (dont 6 nouveaux venus) et un nombre impressionnant de modes de jeu, allant du tutoriel au mode story, en passant par le mode Arcade, le Versus, le Speed Star, le Score Attack, le Grim of Abyss – un mode de jeu dans lequel le joueur doit enchainer affrontements et combats de boss avec une difficulté croissante et récupérer différentes compétences qui lui permettront d’améliorer son personnage au fil des parties -, sans oublier du multijoueur en local et en ligne. Une chose est sûre : vous en aurez largement pour votre argent, d’autant plus qu’à l’exception du mode story – beaucoup trop bavard, et un peu trop répétitif -, le contenu est d’une qualité surprenante. Ce fameux mode story n’en reste pas moins l’épine dorsale du jeu, et plaira sans aucun doute aux fans de visual novels avec ses longs discours et ses superbes séquences animées. Pour en voir le bout, on notera qu’il faudra tout de même passer plus de 7 heures devant sa console. Vous êtes prévenus!

Bonne nouvelle, sur Switch les deux personnages proposés sous la forme de DLC sont offerts aux acheteurs du jeu. Les différents DLC ont également été intégrés à l’édition finale du titre, par courtoisie.

Généreux en contenus, le jeu propose également quantité d’artworks à collectionner, lesquels seront regroupés, une fois acquis, dans le mode Galerie.

Côté gameplay, on applaudit l’impressionnante diversité de coups et techniques des personnages. Dans Blazblue, les différents persos disposent tous de leur propre style de combat. Chacun y trouvera donc largement à son goût…

Le gameplay reste très accessible puisqu’il s’agit ici de combiner les quatre touches avec des quarts de cercles pour enchainer les combos. Pour autant, Blazblue n’est pas ce qu’on pourrait appeler un jeu de baston pour néophytes. Il faudra en effet apprendre à maîtriser les nombreux coups spéciaux et le blocage pour espérer remporter ses combats. Hyper-technique, le jeu d’Arc System Works exige un excellent timing. Les débutants pourront apprendre à maîtriser les différentes techniques dans le mode tutoriel, fort bien conçu. Mieux encore : il est possible de modifier la prise en main du jeu avec le mode Stylish, qui permettra aux débutants d’enchainer les combos beaucoup plus facilement. Les habitués reprendront vite leurs marques puisqu’en soi, la recette n’a pas beaucoup évolué.

Ce quatrième et dernier volet de la franchise ne se distingue du troisième volet pratiquement qu’au niveau de son contenu, particulièrement riche. Arc System Works a certes pris la peine d’améliorer certains mécanismes du jeu, mais les retouches restent légères. On pense notamment au raccourci du bouton SP qui permet de sortir facilement une super-attaque. Pratique, au point qu’on en viendrait même à se demander pourquoi si peu de jeux de baston en proposent une…

Ce portage sur Switch s’en sort globalement très bien – surtout sur le plan technique. Le framerate est étonnamment stable, les menus très ergonomiques et les super-attaques crèvent littéralement l’écran. Carton rouge en revanche pour ce qui est de la prise en main en mode nomade, pas franchement ergonomique. BlazBlue est typiquement le jeu qu’on fera de préférence au pad pro ou au stick arcade. Pour le reste, Arc System Works a soigné sa copie : il y a du multijoueur en local et du multijoueur en ligne (même si le nombre de joueurs est relativement maigre), la bande sonore est efficace, à défaut d’être grandiose, avec des musiques électriques et des doublages en japonais d’une grande qualité. il faudra en revanche se contenter de sous-titres en anglais.

Conclusion

Les amateurs de jeux de baston en 2D sont décidément gâtés sur Switch. Après l’excellent Garou Mark of the Wolves, la console de Nintendo accueille un autre monument du jeu de combat avec le quatrième et dernier volet de la série des BlazBlue. Généreux en contenu, ce portage sur la console de Nintendo impressionne par sa fluidité, la diversité de ses modes de jeu et sa technique irréprochable. Les acheteurs en auront largement pour leur argent avec la cinquantaine d’arènes proposées, le copieux mode solo, les 36 personnages jouables et le mode multijoueur en local et en ligne. Il faudra en revanche de préférence y jouer à la manette ou au stick arcade pour en tirer le meilleur parti, la prise en main en mode nomade n’étant pas des plus ergonomiques… 

 

Blazblue : Central Fiction Special Edition

8.6

Gameplay

8.5/10

Contenu

9.5/10

Graphismes

9.0/10

Bande son

7.5/10

Finition

8.5/10

Les + :

  • Un casting de folie, avec plus de 30 personnages dont 6 inédits
  • Un durée de vie pharaonique
  • Plus de 40 arènes
  • Un gameplay solide
  • Visuellement superbe

Les - :

  • Une prise en main délicate en portable
  • Le mode solo répétitif et surchargé de dialogues
  • Peu de joueurs en ligne