Pour lutter contre le partage de fausses informations, l’application de messagerie a mis en place un système capable de limiter la transmission de message et de bloquer les comptes suspects.

Chaque mois, WhatsApp supprimerait près de 2 millions de comptes suspectés de partager de fausses rumeurs. C’est en tout cas ce qu’a assuré la société lors d’un point presse. Des chiffres impressionnants qui montrent combien la circulation des fake news est abondante sur l’application.

Cette chasse aux fausses rumeurs est rendue possible grâce à un système d’apprentissage automatique qui permet de détecter et de trier les utilisateurs en fonction de leur comportement. Les premiers suspects sont les utilisateurs qui créent plusieurs comptes et qui multiplient l’envoi de messages groupés dès leur inscription. Il faut dire qu’en tant qu’application de messagerie la plus utilisée au monde, c’est un endroit de choix pour partager des contenus erronés.

Pour les identifier, le système se base sur l’historique des précédentes campagnes de désinformations enregistrées sur WhatsApp. La répétition de certains scénarios spécifiques permet également d’identifier les comportements suspects et enrichit la base de données du système.

Les personnes identifiées comme étant à l’origine de la création de nombreux comptes et de la diffusion de désinformation sont bannies à différentes étapes de leurs actions. Grâce à l’intelligence artificielle, ces individus peuvent être bloqués dès leur inscription, lorsqu’ils écrivent les messages ou quand ils sont signalés par d’autres utilisateurs.

Grâce au système d’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle est capable d’interdire jusqu’à 20% des utilisateurs mal intentionnés dès leur inscription grâce à leur adresse IP, leur pays d’origine ainsi que les numéros de téléphone déjà enregistrés et suspectés. L’ancienneté du compte est également un point crucial à surveiller. Si un compte envoie de nombreux messages peu après sa création, il y a de fortes chances qu’il soit détecté par le système de contrôle de WhatsApp et bloqué.

En janvier déjà, le service multiplateforme de messagerie avait annoncé la mise en place d’un système pour limiter le partage de fake news avec une limitation du nombre d’utilisateurs auxquels un message pouvait être transmis lors d’un message groupé.