Après Orange et Proximus, Base a à son tour intégré une formule en illimité dans ses abonnements. Mais peut-on réellement parler d’illimité lorsqu’il y a justement limitation sur l’usage?

Désormais, les trois principaux opérateurs du pays proposent une formule d’abonnement offrant appels, SMS et internet mobile en illimité. Leur définition de l’illimité reste toutefois très trouble.

Passé un certain seuil, les abonnés voient en effet leur vitesse de connexion passer à 512 ko/seconde, une mesure qui vise – selon les opérateurs -, à éviter les excès de certains abonnés, qui pourraient être tentés d’utiliser leur internet mobile comme hotspot wifi pour tous les appareils de leur maison. Cette limite est fixée à 20 ou 25 Go – selon les opérateurs. Un volume largement suffisant pour la majorité des utilisateurs, mais qui n’est pour autant “illimité”.

Proximus, Orange et Base se défendent en assurant que cette vitesse de 512 Ko/seconde est largement suffisante pour surfer, recevoir des emails et même regarder des vidéos en ligne. Les opérateurs ne précisent toutefois pas dans quelles conditions leurs abonnés peuvent “visionner des vidéos”. Oubliez en effet la 4K et le Full HD. Avec une connexion à 512 Ko/seconde, tout au plus pourrez-vous visionner une vidéo SD, après de longues secondes d’attente. Oubliez également le téléchargement de nouvelles applications, le jeu en ligne et les applications consommant de grosses quantités de data comme Instagram ou Tinder.

En réalité, l’illimité à la belge n’a rien d’illimité. Il suffit de jeter un coup d’œil aux anciennes formules d’abonnement de Proximus, Orange et Base pour s’en convaincre. Tout au plus les consommateurs ont-ils gagné quelques Go de surf supplémentaire, sans que le prix n’augmente, ce qui n’est déjà pas si mal que ça en soi.

Il y a un an jour pour jour, la branche française d’Orange avait ainsi taclé Orange Belgique par un commentaire sur le site NextImpact, expliquant qu’en France, “on ne peut pas parler d’illimité si l’on ne propose pas une enveloppe de data illimitée.”

D’autres voix se sont également rapidement élevées chez les consommateurs, nombreux à regretter une “fausse-publicité” de la part des opérateurs, qui utiliseraient un terme à des fins publicitaires.

L’argumentaire prend pourtant tout son sens. Une fois la limite de data dépassée, les abonnés peuvent continuer à surfer. Il n’y a pas de blocage, et même si les conditions de surf sont différentes, cette justification suffit pour l’usage du terme “illimité”. Il s’agit donc aux clients de consulter les conditions de leur contrat avant de signer pour une formule en illimité…