Il nous aura fallu passer par Eindhoven pour aller mettre les mains sur le prochain hit de Bethesda. La licence initiée par id Software va faire son retour sous la direction d’Avalance Studios – le studio auteur des franchises Just Cause et Mad Max. Bethesda fait le pari de confier cette suite à un autre studio. Voici nos premières impressions sur le jeu après une courte séance d’essai.

Rage 2 se déroule 30 ans après les évènements du premier opus. Le monde et le contexte sont similaires et l’on reprend assez facilement nos marques. Plus riche en couleurs que le premier épisode, Rage 2 propose de se replonger dans l’univers cradingue du Wasteland.

La démo jouable s’est décomposée en plusieurs temps. Cela a tout d’abord commencé par une attaque d’un convoi. Sans perdre de temps, il a fallu se ruer sur un groupe de véhicules armés jusqu’aux dents. Alors qu’il n’est pas très difficile de se débarrasser de cette escorte, le face à face qui s’en suit devient là, plus délicat puisque l’objectif est de réduire en poussière cet énorme véhicule lourdement armé.

La prise en main de notre bolide se fait assez simplement, même si la conduite est tout de même assez exigeante. Il faut prêter attention à la moindre de ses actions, sous peine d’être rapidement puni. Avec de la concentration, de la patience et de l’agilité, il aura été possible de venir à bout de ce boss, in extremis. Très satisfaisante, sans être des plus simples, cette première phase embraye ensuite sur le côté monde ouvert de Rage 2.

Totalement ailleurs dans le Wasteland, on est propulsé au sein de la ville de West Springs, la plus grosse ville du West World. L’Autorité, l’ennemi du premier titre, refait des siennes et notre objectif est d’aller enquêter sur ce qui se trame. Nous incarnons pour cela Walker, le dernier ranger (et non ce n’est pas une blague). Fort heureusement, cela nous permet d’entrer dans la ville sans plus de contraintes.

Notre but est de rencontrer la maire de la cité, Loosum Hagar, mais cela ne se fait pas sans embûches. C’est ainsi qu’avant de la rencontrer nous avons eu le droit à un petit comité d’accueil. Très rapidement, nous retrouvons nos marques lors de cette phase de combat. Fusil à pompe en main, les adversaires qui ont voulu en découdre n’ont pas fait de vieux os.

Nous sommes confiées ensuite deux missions principales, à faire dans l’ordre de notre choix. La première consistait à participer à un show sur la Mutant Bash TV, tandis que la seconde évoquait des courses à remporter sur le Chazcar Derby. Une fois lâché dans le Westworld, libre à nous de suivre ces objectifs principaux fixés ou d’explorer les environs.

Très rapidement, on se rend compte de la richesse de l’environnement qui est assez vivant. Les objectifs secondaires qui se présentent à nous ne manquent pas. Il est en effet possible d’affronter des groupes de mercenaires véhiculés, surgissants de temps à autre, d’effectuer une course nous octroyant une coquette somme d’argent ou de venir affronter des bandits dans leur propre base. Bien sûr, on imagine aisément d’autres possibilités et Avalanche a voulu rendre cette suite très dynamique.

C’est ainsi que l’on se rend alors à la Mutant Bash TV, guidé à même la route par notre GPS. La carte du monde étant assez grande, ce guidage a été très apprécié et il s’avère être similaire à celui que l’on retrouve dans les jeux de course. C’est ainsi qu’il fût possible d’essayer toutes les possibilités offertes lors des combats, puisque ce passage à la MB TV consistait en une suite de combats d’arène.

En plus de l’armement assez divers, on retrouve également le fameux Wingstick, l’une des marques de fabrique du premier Rage. Au-delà de cela, il est également possible d’user de capacités spéciales afin de pouvoir tenir face aux vagues d’ennemis. Ces combats se sont avérés être là aussi assez exigeants, sans toutefois être impossibles. Ce qui est sûr, c’est que l’on retrouve avec bonheur la patte d’id Software et les phases de combats rapprochés sont très satisfaisantes. On sent que les approches possibles sont assez variées, mais cela a parfois pour défaut d’en arriver à se perdre un peu avec les possibilités.

Après cette phase qui s’est avérée concluante, la démo a donc continué sur un autre des principaux axes de Rage 2. C’est ainsi qu’il a fallu enchaîner de nombreuses courses et c’est là que l’on sent qu’il reste encore du travail à faire en terme de finitions. On a rapidement senti qu’il s’agissait bien d’une démo d’un jeu encore en développement, puisque de nombreux bugs sont venus entraver les courses. Rien de rédhibitoire en soi, puisque le jeu restait tout de même jouable. C’est justement l’un des points qui est en train d’être optimisé, à en croire ce que l’on nous a dit.

Au final, cet essai d’un peu moins de 2 heures s’est avéré être très rassurant. Le titre est prometteur et l’on sent qu’Avalanche Studios a les choses bien en main. L’univers est très vivant et l’on prend plaisir à aussi bien découvrir l’arc narratif mis en place, qu’à explorer le Wasteland. Id Software veille également au grain et l’on retrouve bien la patte du studio lors des combats. Le combo semble gagnant, même si l’on sent qu’il y a encore du travail à fournir sur certains points. A condition que certains de ces défauts soient corrigés, Rage 2 pourrait bien s’imposer comme l’un des FPS phares de cette année…