Selon de nouvelles recherches européennes, les enfants habitués à utiliser des écrans dans le noir avant d’aller au lit seraient encore moins susceptibles de dormir suffisamment que ceux qui le font dans une pièce bien éclairée.

Des chercheurs de l’Imperial College, de l’Université de Lincoln et de la Birkbeck University (Royaume-Uni) et de l’Institut Swiss TPH ont étudié les effets de l’usage d’écrans sur le sommeil des pré-ados dans différentes conditions de luminosité. Ils ont pour cela observé 6.616 adolescents britanniques âgés de 11 à 12 ans.

Les enfants ont fait part aux chercheurs de leur usage des appareils durant l’heure précédant le coucher, ainsi que de leur horaire de coucher en semaine et le week-end. Les scientifiques leur ont également demandé s’ils avaient du mal à s’endormir et à quelle heure ils se levaient. La qualité du sommeil a aussi été évaluée grâce à un sondage.

L’étude porte sur l’usage des téléphones mobiles, tablettes, liseuses, ordinateurs et appareils portables, consoles, PC et télévisions.

Les chercheurs ont remarqué que l’utilisation des écrans la nuit était systématiquement associée à un sommeil de mauvaise qualité, à un manque de repos et à une mauvaise perception de la qualité de vie.

De plus, ceux qui ont utilisé un téléphone ou regardé la télévision dans une pièce éclairée étaient plus susceptibles (+31%) de moins dormir que ceux qui n’ont pas été exposés à des écrans. Ce chiffre passe à +147% lorsque l’usage se fait dans une pièce non éclairée. L’auteur principal de l’article, le docteur Michael Mireku, commente : “Tandis que de précédentes recherches ont démontré un lien entre l’usage de l’écran et la qualité/durée du sommeil chez les jeunes, cette étude est la première à observer que la luminosité de la chambre peut également avoir un rôle à jouer”.

“Nos résultats ne sont pas seulement intéressants pour les parents, mais également pour les enseignants, les professionnels de la santé et les jeunes eux-mêmes. Nous recommandons d’informer ces groupes des problèmes potentiels que posent les écrans à l’heure du coucher, notamment le manque de sommeil et une mauvaise qualité de sommeil”.

Les chercheurs notent également que le manque de sommeil a déjà été relié à une perturbation des défenses immunitaires, à la dépression, à l’anxiété et à l’obésité chez les enfants et les adolescents.