L’Autorité de la Concurrence française vient d’être saisie afin d’évaluer la possibilité de scinder en deux la société Orange, ceci afin de diviser l’activité commerciale de celle en charge de l’infrastructure.

C’est l’Association des Opérateurs Télécoms Alternatifs qui a saisi l’ARCEP l’automne dernier afin de se pencher sur la possibilité de scinder en deux la société de télécommunication historique française.

Les 45 sociétés prenant part au sein de cette association des opérateurs alternatifs estiment que Orange dispose non seulement d’un accès privilégié, mais que cela lui permet de mettre en place un monopole avec le déploiement de la fibre optique.

Il serait question d’effectuer une scission des activités au sein de l’opérateur historique en regroupant d’un côté les activités dites commerciales et de l’autre les activités en rapport avec le déploiement et l’entretien de l’infrastructure.

Cela permettrait de rendre plus équitable l’accès aux différents réseaux de communications afin de permettre à chaque opérateur de proposer des offres concurrentielles, chose qui est actuellement impossible, compte tenu du presque monopole tenu par Orange.

Si cette solution ne serait pas retenue par les sages de l’ARCEP, l’association des opérateurs alternatifs demandera alors à l’autorité d’envisager d’autres solutions.

Déjà mis en demeure par deux fois, l’ARCEP passe en revu chaque trimestre, et ce jusqu’en 2020, les obligations de qualité de service sur les offres de l’infrastructure tenue par Orange, l’opérateur français risquant jusqu’à 1 milliard d’euros d’amende.