Au-delà de déverrouiller son smartphone ou son ordinateur, la reconnaissance faciale pourrait s’avérer bien plus utile qu’il n’y parait. Combinée à une intelligence artificielle, celle-ci permettrait d’aider à détecter des maladies sur le visage de patients.

Présentes dans notre quotidien, les nouvelles technologies peuvent paraître sous-exploitées. Pourtant, ces innovations sont pour la plupart développées en laboratoire scientifique ou, en tout cas, étudiées par des chercheurs compétents. Certains tentent même de les combiner afin d’exploiter au maximum leurs bienfaits.

C’est ainsi que la société FDNA s’est penchée sur l’association d’une intelligence artificielle à la reconnaissance faciale. Dans son étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue médicale Nature Medecine, la société indique avoir mis au point un outil capable de dépister des maladies génétiques de manière non invasive. Cet outil, le DeepGestalt, combine la reconnaissance faciale à un algorithme d’apprentissage automatique.

Pour mettre au point son outil, la société s’est penchée sur une base de données de plus de 17.000 clichés de patients. Un exercice qui a permis d’entraîner l’intelligence artificielle à détecter plus de 200 syndromes. Ainsi, elle est capable de repérer des signes de maladies génétiques sur le visage des patients.

Crédit : FDNA

DeepGestalt se rapproche davantage d’une aide pour le corps médical qu’un vrai diagnosticien puisque l’intelligence artificielle n’est pas capable de poser un diagnostic précis. En effet, en analysant le visage d’un patient, l’AI repère les potentiels syndromes de maladies qu’elle liste. Au docteur, ensuite, de poser un diagnostic.

Sur les tests menés par la société FDNA, l’outil a donné de très bons résultats, notamment pour déceler des syndromes de la maladie de Cornelia de Lande ou d’Angelman. L’analyse de DeepGestalt s’est avérée correcte à 90%, soit plus que les 70% de diagnostics corrects effectués par des spécialistes.

Ce n’est évidemment pas la première fois que les technologies de reconnaissance faciale et d’intelligence artificielle sont utilisées dans un contexte médical. La combinaison est déjà utilisée pour observer précisément la progression d’une maladie ou l’apparition de nouveaux symptômes.

Ce genre d’outil pourrait permettre de faciliter et d’accélérer le processus de diagnostic de maladies extrêmement rares. Le traitement adéquat pourra dès lors être plus rapidement transmis aux patients.