ASmartWorld a été montée par deux entrepreneurs. En solo aujourd’hui, Geoffroy Van Humbeeck tient les commandes de ce réseau de sous-traitants locaux pour donner une seconde vie à vos smartphones.

C’est parti du constat assez simple qu’il y a énormément de smartphones qui trainent dans le fond des tiroirs“, nous explique le créateur de la startup. Le marché fonctionne : Il y a de la demande et des produits non utilisés. Mais l’ambition de la startup se tourne aussi et surtout vers l’économie locale.

Une startup tournée vers la Wallonie

Ces smartphones endormis dans nos placards, “c’est un désastre pour l’environnement” pour Geoffroy Van Humbeeck. Si l’entrepreneur a toujours eu envie de monter son propre business, il avoue qu’il a toujours eu envie de “faire quelque chose avec une notion positive“.
Outre le fait d’éviter une grande consommation et d’opter pour la réparation, ASmartWorld se tourne vers l’activité locale. Les premiers mois d’activité ressemblaient à une chasse aux sous-traitants. “Il a vraiment été question de s’organiser […] de s’entourer de professionnels dans leur secteur“, explique le gérant et créateur de la startup. Réparation ou encore logistique, Geoffray Van Humbeeck s’est appuyé sur un travail d’identification pour dénicher des professionnels en Belgique (idéalement en Wallonie) “qui proposent un service de qualité à un prix intéressant“. Aujourd’hui, tous les sous-traitants ne sont pas made in Wallonie. L’entrepreneur tente de rapatrier au maximum sur le territoire.

Cette orientation vers la Belgique, outre les avantages environnementaux, permet pour lui de faire travailler les gens et de valoriser un savoir-faire local. ASmartWorld veut démontrer qu’il y a “une possibilité de tout faire en Wallonie“. En achetant et revendant ces smartphones, la startup mise également sur l’économie circulaire. La startup a donc créé son propre réseau de sous-traitants locaux pour donner une seconde vie aux smartphones.

Un smartphone comme neuf ?

La première étape de travail de la startup consiste à récupérer des smartphones non utilisés ou cassés. Différents canaux de récupération sont possibles comme les particuliers, les entreprises (smartphones de l’entreprise ou collecte auprès des employés) ou encore les opérateurs téléphoniques. Il ne s’agit bien évidemment pas de dons, les smartphones sont rachetés.

Une fois le smartphone récupéré, il va subir une phase de 25 tests de fonctionnalités. “Un écran cassé, ça se voit rapidement, mais pour ce qui du son ou du wifi…” c’est plus compliqué à détecter, explique Geoffray Van Humbeeck. Les phases de tests vont déterminer tous les éléments à réparer pour que le smartphone revienne quasiment à son état d’usine.

Pour le prix de vente, la startup se base sur les prix du marché. “Un iPhone 7 par exemple, encore en vente sur le marché, sera revendu 30 à 40% moins cher chez nous“, indique le créateur. Question rentabilité, le système fonctionne puisque c’est la startup qui détermine à quel prix elle rachètera un produit. Si le prix demandé est trop élevé, la startup refusera simplement de le reprendre.

Comme sur n’importe quel marché, il y a des préférences. Du côté de l’achat, la startup nous cite iPhone et Samsung comme préférence des clients. Pour les sources de récupération, iPhone ou Huawei sont apparemment faciles à réparer, tandis que les Samsung sont plus compliqués à remettre en état, notamment à cause des pièces qui sont chères.

Les gens veulent participer à cela” selon le créateur de ASmartWorld. La vente des smartphones n’est pas un problème puisqu’il y a de la demande, “la difficulté c’est de capter du volume, et de capter du volume local“.

Entreprises locales, emploi et changement des consciences

La startup s’appuie sur les jeunes générations pour changer les consciences. “Le changement d’habitude en termes de consommation c’est les jeunes” affirme Geoffroy Van Humbeeck. Après des conférences dans le supérieur, l’entrepreneur veut s’attaquer au secondaire. Des contacts ont été pris pour organiser des moments d’échanges avec les élèves. Pas seulement à propos des smartphones, Geoffray Van Humbeeck veut utiliser son corps de métier pour élargir la sensibilisation. “Pour les conscientiser sur des sujets tels que l’économie circulaire” explique le créateur de ASmartWorld.

Les ventes de ASmartWorld ont débuté en septembre. En phase de développement, il s’agit encore de poser des bases solides à l’entreprise en continuant à développer des canaux. Mais le créateur de la startup nous explique que l’objectif principal à plus long terme c’est “d’engager des gens en Wallonie“, il insiste, “c’est sûr“.

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