Avant tout conçu comme un véritable hommage à la saga phare de Square Enix, World of Final Fantasy Maxima débarque sur Xbox One et Switch avec cette nouvelle version enrichie du titre.

Final Fantasy est une licence qui parlera sans doute à une grande majorité de joueurs et Square Enix a décidé de produire un titre à l’occasion du 30e anniversaire de la série. Développé en partenariat avec la société Tose, un studio habitué à travailler sur cette licence, le titre est bourré de références aux autres volets de la franchise, et reprend notamment une partie du casting des précédents volets. Il sera possible de les retrouver dans le monde magique du Grymoire, qui s’avère être une dimension alternative à l’univers de Final Fantasy.

Le synopsis – bien que très simple – tient debout tout en introduisant au passage quelques rares nouveaux personnages. Il est notamment question de suivre les péripéties de Lann et de Reynn, un duo de jumeaux devant explorer le monde magique du Grymoire, où ils ont un rôle prépondérant en étant d’ailleurs au cœur du système de capture de créatures.

Introduit pour la première fois, ce système emprunte beaucoup à la franchise Pokémon sans toutefois être un plagiat pur et simple, avec une appropriation de bonne facture. Ces mécanismes en prennent les avantages tout en étant adapté au système plus old school des premiers Final Fantasy, puisque l’on retrouve la jauge ATB (Active Time Battle) dont le tour d’action est déterminé par la vitesse du personnage.

Exit le système de gestion poké-ball, puisque l’on retrouve un système simplifié et plus pratique dans World of Final Fantasy. D’ailleurs, nos protagonistes sont accompagnés de 10 créatures qui pourront aussi bénéficier du gain d’expérience lors de chaque combat. Lors de chaque passage au niveau supérieur, il sera possible de récupérer un point, qu’il faudra placer dans une forme allégée du Sphérier, système d’amélioration que l’on a pu découvrir dans Final Fantasy X.

L’équipe que l’on contrôle est composée de nos deux personnages principaux, à laquelle vient s’ajouter un fonctionnement pyramidal, pour chacun de nos personnages. Cette pyramide est découpée en trois étages et il est donc possible de les compléter en fonction des monstres capturés. Ces créatures, appelées Myrages, peuvent être capturées au gré des combats, tout au long de l’aventure. Les conditions pour y arriver diffèrent d’un Myrage à l’autre, mais il n’est pas très compliqué de les découvrir lors de chaque nouvelle rencontre.

Il existe deux sortes de pyramides, ceci dépend de la forme du personnage que l’on prend, puisqu’il est possible d’alterner entre une forme de personnage classique, ou une forme toute minimaliste dans un style que l’on qualifierait de Chibi, en japonais. C’est d’ailleurs l’allure qu’arborent tous les personnages humains rencontrés dans l’univers du Grymoire. Il est donc possible d’alterner à sa guise selon l’une ou l’autre forme, visible lors de nos déplacements sur la carte du jeu, et ayant donc une incidence sur l’emplacement du personnage possible.

L’intérêt d’un système de « pyramide » réside dans le fait qu’empiler les personnages de la sorte permet de cumuler toutes les caractéristiques de chaque individu, comprenant également les sorts, mais aussi les faiblesses. Il faudra donc faire attention à de nombreux éléments lors de la composition de chacune d’entre elles, comprenant également une notion d’équilibre puisque cela sera impacté lors de chaque attaque physique adverse. Si jamais cet équilibre est rompu, la pyramide en question se retrouvera éclatée et chaque élément qui la compose redevient donc un simple individu, blessé au passage et sonné le temps d’un instant. Un travail plus approfondi sur ce système de pyramide aurait quand même été appréciable puisqu’il s’avère être rapidement limité, et l’on en fait le tour assez aisément.

World of Final Fantasy a volontairement été conçu de manière à être très accessible, que ce soit visuellement qu’au niveau de son gameplay. Le jeu est donc simplifié et n’importe qui pourra donc profiter de l’expérience que propose Square Enix. On sent d’ailleurs que la direction artistique a été choisie pour plaire au plus grand nombre, puisque le style graphique du jeu est vraiment simple et léché, avec un côté très “kawaii”. Néanmoins le travail fourni est propre et s’intègre très bien avec les décors qui n’ont pas forcément bénéficié du même soin, mais aucun décalage ne se ressent entre les différents styles. Il est seulement regrettable que les phases d’exploration soient quant à elles excessivement simplistes et dirigistes.

Bien que l’expérience soit simplifiée, il est possible pour les fans de la première heure, souvent expérimentés, d’y retrouver leur compte en modifiant quelques options afin de pouvoir retrouver leurs marques sans inconvénient. Seulement, ces choix d’ouverture et d’accessibilité ne rendent pas l’aventure et les combats très compliqués. Il faut toutefois noter que cette édition possède un mode New Game + qui proposera donc une aventure un peu plus corsée.

D’ailleurs cette édition Maxima, qui est l’édition directement disponible sur certaines plateformes, est tout de même accessible à ceux qui posséderaient déjà le jeu de base, en étant proposée sous la forme d’un DLC, relativement onéreux pour le coup. Car au-delà du mode Nightmare accessible une fois l’aventure terminée, de quelques fonctionnalités et boss, les ajouts restent assez mineurs, ce qui peine à justifier l’achat de cette grosse mise à jour et qui reste au final une maigre compensation pour les quasi 20€ demandés dans ce cas. D’ailleurs, les joueurs de PlayStation Vita devront quant à eux faire l’impasse sur cette mise à jour Maxima.

Au-delà de cet aspect, le degré de soin et de finition est vraiment important, le travail sonore fourni est vraiment appréciable et les doubleurs choisis, que ce soit pour la version anglaise comme japonaise, ont produit du très bon travail. D’ailleurs, les doublages japonais devaient être téléchargés à part sur les éditions basiques, ils ont directement été intégrés dans cette édition complète. Les musiques sont également de très bonne facture et regorgent elles aussi de clins d’œil et d’hommages à des thèmes qui rappelleront de nombreux souvenirs aux connaisseurs.

Autre point, il est également possible d’accélérer la vitesse du jeu, en la rendant pour le coup deux fois plus rapide, ce qui peut être d’autant plus utile lors des parfois longues phases de farming.

Conclusion

World of Final Fantasy Maxima est un bel hommage à l’univers de Final Fantasy. Le titre parlera principalement aux fans de la première heure, mais peut toutefois intéresser les profanes compte tenu de son accessibilité et de sa direction artistique, qui lui ouvrent les portes d’un nouveau public. On regrette cependant que la difficulté du titre ait été un peu trop sacrifiée dans ce souci d’accessibilité, on pense notamment aux phases d’exploration ainsi qu’à la difficulté globale des combats. Les plus acharnés pourront se rattraper avec le mode New Game + de cette édition complète. Le système de capture – inspiré de Pokémon – est sympathique, à défaut d’être révolutionnaire, et il est également dommage que le système pyramidal n’ait pas été un peu plus consistant. L’édition Maxima apporte quelques améliorations, mais de trop nombreuses choses restent discutables compte tenu de ce qu’il apporte. World of Final Fantasy est donc un titre à conseiller à tout fan de la saga, ou à toute personne souhaitant le devenir, si toutefois le système de combat ne s’avère pas être rédhibitoire.

World of Final Fantasy Maxima

6

Gameplay

5.0/10

Contenu

6.0/10

Graphismes

5.0/10

Bande son

7.5/10

Finition

6.5/10

Les + :

  • Un jeu très accessible
  • Une pléthore de références
  • Une bande originale soignée
  • Le système de capture de monstres
  • La possibilité d’accélérer le temps

Les - :

  • Une difficulté anecdotique
  • Un jeu beaucoup trop dirigiste
  • Le manque de profondeur du gameplay
  • La mécanique de pyramide sous exploitée
  • Le tarif de la version Maxima prohibitif