Le successeur du Concorde effectuera son premier vol en 2020

Le Concorde se déplaçait à une vitesse croisière de 2179 km/h, l’avion de transport civil Hexafly doit évoluer à 9800 km/h. Ce projet peut sembler fou, et pourtant les premiers tests de cet avion hypersonique vont débuter dès le début de l’année prochaine pour un premier vol estimé en 2020.

Le projet international HEXAFLY-INT – pour High-Speed Experimental Fly Vehicles – est né en 2014. Il rassemble la Belgique, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la Russie, l’Australie et bientôt le Brésil autour d’un projet commun : concevoir un avion de transport civil capable de se déplacer à des vitesses qui tiennent plus de la fusée que de l’aéroplane.

Le projet est ambitieux mais le consortium vise un objectif à court terme : effectuer les premiers tests physiques dès le début 2019, assembler le premier modèle la même année et faire décoller ce dernier en 2020 depuis le pas de tir d’Alcântara au Brésil.

Mais avant d’en arriver là, l’Hexafly nécessite de passer toute une série de validations d’ici la fin de l’année. Dans un premier temps, les tests seront effectués par simulation informatique, puis, début 2019, chaque pièce de l’appareil sera l’objet de tests en soufflerie.

Paris-Tokyo en 2h13

Si les avions actuels permettent à peine de dépasser nos pays voisins en deux heures de vol, l’Hexafly permettrait de revoir notre conception du transport aérien : Bruxelles serait relié à Tokyo en 2h13 et à Sydney en 2h47.

L’avion ne manque pas de rappeler le Concorde, assemblé par Sud-Aviation et la BAC. L’avion a pris les airs entre 1976 et 2003 mais sa carrière n’a jamais vraiment décollé face à l’important coût de consommation de carburant qui se répercutait sur le prix des billets. La fin de l’aventure a été précipité par un accident qui coûta la vie à 113 personnes en 2000.