Test – Yo-Kai Watch Blasters, L’Escadron du chien blanc : SOS fantoche

Nintendo et Level-5 tentent de maintenir en vie le phénomène Yo-Kai Watch avec un nouveau titre décliné en deux versions sur 3DS, façon Pokémon : Peloton du chat rouge et L’escadron du chien blanc.

La particularité de ces spin-off est qu’ils ne se reposent plus sur les batailles au tour par tour des précédents jeux Yo-Kai Watch pour laisser cette fois place à des combats en temps réel façon action-RPG. Exit également le traditionnel jeune héros humain, on y contrôle cette fois un groupe de Yo-Kai (qui pour rappel s’inspirent des fantômes et démons du folklore japonais) qui, de leur QG rappelant furieusement celui des Ghostbusters, partent en missions pour récupérer des objets, sauver de gentils fantômes et affronter des esprits malfaisants…mais toujours délurés.

Yo-Kai Watch Blasters

Le ton est bien sûr toujours léger comme une plume, tout comme le scénario. Il y est question de pourchasser les Oni, des esprits qui sèment la pagaille et menacent le monde humain. Le jeu se destine avant tout aux plus jeunes, affichant une grande accessibilité. Ainsi, les missions s’enchaînent dans l’ordre, et la caserne fait office de hub central où il est possible d’acheter de nouvelles pièces d’équipements grâce aux cristaux collectés en mission, de former son équipe de Yo-kai ou encore d’activer les modes multi et StreetPass. Et pour bien coller à l’air du temps, l’inventaire se décline en applications. Difficile de faire plus simple.

On enchaîne donc des missions finalement très répétitives durant lesquelles il est toutefois possible de briser quelque peu la monotonie en tentant de rallier à sa cause des alliés. Yo-Kai Watch est depuis le début un succédané de Pokémon et la collectionnite est une fois de plus à l’honneur. Quatre grandes catégories de Yo-kai sont ici présentes (attaque, défense, soin et sortilèges), avec des statistiques variées. Leur nombre monte à plus de 400, avec quelques figures inédites.

Sur le terrain, les combats prennent des allures de beat’em up, laissant finalement peu de place à la stratégie. On frappe en alternant entre les coups disponibles (dont une furie), on se soigne, on change de personnage en cas de besoin (quatre Yo-kai max. se déplacent lors des missions, le joueur n’en contrôlant qu’un seul à la fois), et on cogne de nouveau. Les combats sont assez vite expédiés et seuls certains boss mettront un peu de piment de l’aventure. Simples et peu passionnantes, ces rixes sont même parfois assez brouillonnes, avec une caméra en vue du dessus capricieuse qui va parfois cacher l’action derrière un élément de décor.

Du côté de l’habillage, on reste dans la lignée des précédents titres, avec des graphismes colorés et la présence d’un doublage français aux voix enjouées est un atout de plus en mesure de séduire les plus jeunes.

Si Yo-Kai Watch Blasters se décline en deux versions comprenant chacune des missions et des boss différents, il aura tout de même un arrière-goût de déjà-vu pour les fidèles de la série. En effet, ces spin-off sont une déclinaison d’un mini-jeu présent dans Yo-Kai Watch 2 et en reprend du coup certains boss et décors. Une petite déception pour ceux qui auraient souhaité davantage de dépaysement et de variété.

Un mode coopération en local (avec plusieurs cartouches) et en ligne sont présents, ainsi que la possibilité d’échanges entre les deux jeux grâce au StreetPass. Inutile donc de passer deux fois à la caisse, les différences étant mineures entre les deux versions. Vaut donc mieux miser sur un ami qui aura eu la bonne idée de se procurer l’autre version. En outre, les fidèles pourront associer leurs sauvegardes issues de Yo-Kai Watch 2 (Esprits farceurs, Fantômes bouffis et Spectres psychiques) pur obtenir l’un des trois Yo-kai spéciaux.

Conclusion

Plus orienté action que ses prédécesseurs, Yo-Kai Watch Blasters laisse de côté les combats au tour par tour et par la même occasion la stratégie. Son accessibilité, sa légèreté et son habillage soigné devraient ravir nos chères têtes blondes séduits par la collection de ces fantômes délurés. Attention toutefois, les fans purs et durs risquent de trouver que l’ensemble manque de variété, le titre recyclant un peu trop le second volet de la série. 

Yo-Kai Watch Blasters, L’Escadron du chien blanc

Gameplay 5.5/10
Contenu 6.0/10
Graphismes 4.5/10
Bande son 5.5/10
Finition 5.0/10
5.3

On aime :

Un jeu simple et accessible

Un habillage de bonne facture

De nombreux Yokai à collecter

Du multi en ligne et en local

On aime moins :

Un peu trop facile

Visibilité et caméra capricieuse

Gameplay répétitif

Trop d’éléments recyclés de Yo-Kai Watch 2