Les tubes d’essai pour l’Hyperloop émergent partout à travers le monde. Après Chicago en juin, puis Tongren en Chine le mois dernier, c’est Droux, un village de 332 habitants du Limousin, qui a été sélectionné par TransPod accueillir une piste pour le train du futur.

L’association Hyperloop Limoges a démarché auprès de TransPod, une startup canadienne qui ambitionne de développer l’Hyperloop en Europe, pour qu’elle installe l’un de ses tubes d’essai sur son territoire. Une région boudée par les TGV, et qui espère ainsi démontrer l’intérêt de cette technologie qui permettra à l’avenir de transporter des passagers à 1200 km/h pour des coûts inférieurs au train ou à l’avion, avec plus de fiabilité.

Victoire pour le Limousin, puisque TransPod a déposé une demande de permis de construire pour une piste de trois kilomètres de long auprès de la préfecture de Haute-Vienne. Dès que celle-ci sera acceptée, sa construction dont le coût est estimé à 21 millions d’euros pourra démarrer. Le tube sera monté en ligne droite et supporté par d’immenses pylônes. “Si tout se passe bien, le premier coup de pioche interviendra entre la fin de l’année et début 2019“, présage Vincent Léonie, adjoint au maire de Limoges et président d’Hyperloop Limoges.

La piste devrait permettre à TransPod de propulser ses capsules pour tester la technologie hyperloop dans les conditions réelles du transport, à échelle 1/2. Une vingtaine de chercheurs et techniciens de l’entreprise canadienne seront envoyés sur place pour scruter et analyser les résultats produits par les tests.

La course à l’Hyperloop fait rage en La France, véritable terreau pour cette technologie. Outre TransPod, deux autres entreprises sont dans les starting-blocks : la firme californienne Hyperloop TT qui dispose déjà de sa propre piste d’essai à Toulouse et Virgin Hyperloop One qui compte la SNCF parmi ses investisseurs.