Dans le domaine de la robotique, les scientifiques ont fait de gigantesques bonds en avant, mais il reste un point essentiel qui fait défaut : la sensibilité au toucher des robots.

Crédit : UCLA Engineering
Crédit : UCLA Engineering

Les robots sont de plus en plus présents dans notre quotidien, à la maison, mais aussi au travail. Dotés de compétences supérieures à celles de l’être humain, les robots peuvent déplacer ou saisir des objets d’un poids conséquent ou se montrer d’une très grande précision. Malheureusement, un point reste problématique en ce qui concerne les robots médicaux : l’incapacité de ressentir les choses physiquement.

Lors d’une opération, il est important de savoir si la température du patient diminue ou augmente. A ce niveau, les êtres vivants se montrent plus qualifiés. C’est pourquoi des ingénieurs de l’Université de Washington et de l’UCLA se sont penchés sur le problème et on développé une « peau » flexible pour les robots.

Cette peau est en réalité un énorme capteur sensitif et flexible qui peut être étiré sur les parties essentielles d’un robot ou une prothèse. Ce tissu transmet alors des informations au robot sur la manière idéale de saisir et de toucher des objets et personnes, avec des indications précieuses sur la force de cisaillement ou de vibration et la température.

Crédit : UCLA Engineering
Crédit : UCLA Engineering

Le but étant de pouvoir imiter la façon dont un humain toucherait une personne en reproduisant à la fois la tension et la compression des mouvements très précis que demandent la chirurgie. Pour les scientifiques, il est clair que cela aiderait les robots à être plus subtils dans certaines situations délicates – chirurgie ou pourquoi pas le désamorçage d’une bombe.

Le professeur de génie mécanique et de génie chimique de l’UW, Jonathan Posner, bien explique l’utilité d’une telle avancée technologique : “Si un robot doit démonter un engin explosif improvisé, il doit savoir si sa main glisse le long d’un fil ou tire dessus. Pour conserver un instrument médical, il faut savoir si l’objet glisse. Tout ceci nécessite la capacité de détecter la force de cisaillement, qu’aucune autre peau de capteur n’a pu faire bien.”