Il est des jours où l’on n’est pas d’humeur à se prendre la tête. Des jours où l’on a juste envie de se défouler, sans trop réfléchir, sur un bon jeu d’action. Redeemer saura vous accompagner dans ces moments-là.

Redeemer - New Key Art Low Res

Le titre de Sobaka Studio et Gambitious Digital Entertainment propose de se mettre dans la peau de Vasily, un ancien mercenaire qui travaillait pour le compte d’un fabricant d’armes cybernétiques. Mais le jour où son employeur a décidé de faire de Vasily un robot-soldat, ce dernier s’est enfui et a laissé sa vie de hors-la-loi derrière lui. Lassé de la violence, il s’est ensuite retiré dans un temple afin de pratiquer la méditation. Après 20 ans d’une retraite paisible et humble, le passé de Vasily va refaire surface et l’obliger à reprendre du service pour combattre ses anciens démons… Vous l’aurez compris, l’histoire de Redeemer n’est pas très poussée.

Tout est prétexte à la baston et plus ça cogne, plus Vasily va bien. Littéralement, puisque c’est en tuant des ennemis que sa santé se régénère ! Le jeu se veut facile d’accès : une touche pour les coups de pieds, une pour les coups de poings, une touche d’esquive et une pour parer les attaques. C’est à peu près tout ce dont vous aurez besoin pour arpenter, vue de dessus, les différents niveaux du jeu. Le gameplay est fun, rapide et très facile à prendre en main, c’est un des atouts de Redeemer. Mention spéciale pour la reconnaissance instantanée de la manette Xbox 360 utilisée pour ce test et qui nous est apparue bien plus adaptée au jeu que le traditionnel combo clavier/souris.

Redeemer - Screenshot 8

Face aux ennemis, il est possible de combiner les différentes attaques pour faire des combos bien sanglants. Vasily peut également compter sur toute une palanquée d’armes à sa disposition : armes à feu ou armes de corps-à-corps. Il n’est possible de les équiper qu’en les prenant sur les cadavres ou en les découvrant dans les recoins des niveaux. Et elles sont tout simplement indispensables, tant certains ennemis sont coriaces. Même en mode de difficulté normal, il faut faire preuve d’un minimum de tactique. S’il est possible d’en éliminer certains furtivement quand ils sont de dos, il n’est pas rare de se trouver acculé par des hordes d’opposants tous prêts à en découdre. Et dans ce cas-là, l’affrontement tourne quasi toujours à l’avantage de l’ordinateur, ce qui peut parfois être frustrant si vous n’avez pas l’habitude de ce genre de jeu ultra nerveux. Les développeurs ont eu la bonne idée d’incorporer quelques slowmotions et zooms de la caméra quand on effectue un coup critique. Il est même possible d’achever des ennemis avec des éléments de décor, pour varier les plaisirs. Les animations sont très fluides et visuellement réussies.

Les niveaux sont globalement assez linéaires. On traverse plusieurs décors au fur et mesure que l’on avance dans l’histoire, mais tous ne sont qu’une succession de couloirs assez étroits et d’espaces un peu plus vastes où l’affrontement deviens chaotique. L’histoire sera assez rapidement bouclée, il faut compter environ sept heures pour arriver au bout du scénario. Le temps peut se rallonger un peu si on cherche tous les parchemins dans les niveaux, mais ils ne sont pas franchement cachés non plus, Redeemer n’est clairement pas un jeu d’exploration. Des arènes basées sur les environnements de l’histoire se débloquent quand on progresse dans le jeu et elles sont directement disponibles depuis le menu principal. Le concept est très simple : il faut tenir face à des vagues d’ennemis successives, façon mode zombie dans Call Of Duty.

Redeemer - Screenshot 10

Graphiquement, Redeemer est plutôt attrayant. Le jeu repose sur l’Unreal Engine 4 et propose un design façon bande dessinée joliment réalisé. Cerise sur le gâteau, pas besoin d’une configuration haut de gamme dernier cri pour profiter du jeu dans de bonnes conditions. Le test s’est effectué sur une machine équipé d’un AMD Phenom II X4 965 BE, d’une Radeon R9 270X et de 8 go de RAM, ce qui était largement suffisant pour mettre tous les détails en qualité maximale à la résolution Full HD. Nous n’avons noté aucun ralentissement, même pendant les mêlées. Les rares cinématiques se résument à une voix-off (anglaise, mais les sous-titres peuvent être mis en français) complétée par de très beaux dessins, ce qui contribue aussi à l’ambiance bande dessinée. On notera parfois quelques approximations dans la traduction des titres mais la version française est globalement bien faite. La musique d’ambiance et les bruitages ne sortent pas vraiment du lot. Ils participent indéniablement à l’immersion mais il n’y a pas une mélodie qui ressort par rapport à une autre ou un son vraiment caractéristique. Vasily lâche parfois des petites piques ou des remarques bien senties, ce qui prête à sourire.

Les plus :

– Immédiatement fun
– De jolis graphismes
– Des animations rapides et fluides
– Un réel challenge…

Les moins :

– … Mais difficulté qui peut en rebuter certains
– Peut devenir lassant assez rapidement…
– Pas d’évolution du personnage
– Difficilement jouable au combo clavier / souris

Conclusion

Redeemer est un bon petit jeu indépendant. Fun, accessible au premier abord mais avec une difficulté croissante, il se définit comme un excellent défouloir. Efficace pour se vider la tête, le jeu pêche par son gameplay vite répétitif et un concept qui ne se renouvelle pas au fil de l’aventure. Proposé sur Steam à 14,99 €, Redeemer est un petit titre sans ambition qui mérite le détour pour tous les amateurs du genre.

14/20