Aux États-Unis, une nouvelle campagne est menée afin de contrer un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur sur Internet. Alors que des lois sont déjà en vigueur pour interdire et punir le porn-revenge ou autres pratiques d’harcèlement, des représentants de la Chambre veulent actualiser et étendre les sujets visés par ce type de lois et ainsi englober tout ce qui ce rapproche du “doxxing”.

Hacker attacking internet

Pour les représentants de la Chambre Katherine Clark, Susan Brooks et Patrick Meehan, les lois en vigueur contre le harcèlement en ligne sont dépassées depuis l’époque où les ordinateurs étaient fixes, où les réseaux sociaux n’existaient pas et que les smartphones ne tenaient pas en poche. C’est pourquoi ils ont récemment proposé d’actualiser les lois sur Internet sous le nom de « Loi de modernisation de la sécurité en ligne de 2017 » afin de mieux correspondre aux dangers de la navigation sur le net.

Cette campagne vise surtout à globaliser tous ces types d’harcèlement sous l’étiquette de doxxing. Cette pratique est, en effet, l’appellation générale pour les recherches et la diffusion d’informations personnelles à propos d’un individu dans le but de lui nuire. Dans la proposition de loi défendue par les représentants de la Chambre du Congrès américain, toutes les formes d’harcèlement en ligne seraient définies et interdites par la loi et celle-ci s’appliquerait de manière général sur l’ensemble du territoire des États-Unis.

Il est vrai qu’il est dommage de voir que ce ne sont que les versions les plus extrêmes qui soient les seules à faire l’objet d’une interdiction. En effet, le porn-revenge – diffuser des photos ou vidéos prises à l’insu ou dans l’intimité sans le contentement de l’une de personnes présente à l’image – est déjà condamné dans de nombreux États du pays, ainsi qu’au niveau international, mais les autres formes d’harcèlement plus “soft” ne le sont pas. Pourtant, les conséquences psychologiques sur les victimes sont tout aussi importants et néfastes.

Pour l’instant, la loi n’est qu’au stade de projet, il faudra voir si elle est acceptée et appliquée. De plus, il faudrait voir si et comment les réseaux sociaux et sites internet pourraient contribuer à ce genre de pratiques néfastes qui peuvent avoir des conséquences tragiques. Facebook s’était déjà montré très impliqué dans la lutte contre le porn-revenge, on peut donc penser que le roi des réseaux sociaux suivra l’idée.