Une opération policière franco-suédoise d’envergue a permis de mettre la main sur les administrateurs présumés du célèbre site francophone de téléchargement illégal.

1bf05ef_25072-1pamfcw.hpdkgzm2t9

Alors que le site T411 est inaccessible depuis quelques jours, le parquet de Stockholm vient d’annoncer l’arrestation de deux individus en Suède dans le cadre d’une opération de démantèlement de réseau de téléchargement illégal. On peut donc penser que l’inaccessibilité du site entre dans le cadre de l’opération.

C’est dans un logement situé à Huddinge, dans la périphérie sur de la capitale suédoise que les arrestations ont eu lieu. D’après le quotidien Dagens Nyheter, il s’agirait de deux ressortissants ukrainiens en situation irrégulière. Une seconde perquisition au sein d’une société informatique a également permis de mettre la main sur des serveurs à partir desquels était administré le site T411. Le site internet est très populaire en France, mais aussi en Belgique. Il proposait de très nombreux liens de téléchargement torrent en toute illégalité.

«D’après nos conclusions, le site était hébergé sur des serveurs ici en Suède et administré par l’un ou les deux suspects» arrêtés mardi et soupçonnés de violations des droits d’auteur et blanchiment, a précisé le procureur Henrik Rasmusson. L’enquête étant principalement conduite en France, les deux suspects pourraient y être prochainement extradés, selon lui.

Un site très bien construit

T411 n’était pas un simple site internet proposant des liens torrent. Celui-ci présentait effectivement une structure et une méthode particulière afin d’assurer une bonne tenue de l’annuaire de milliers et milliers de fichiers diffusés illégalement.

Fondé en 2006, la disponibilité de “Torrent 411” reposait sur le fait que les utilisateurs avaient un ratio à respecter. Une méthode qui les forçait à laisser les fichiers téléchargés à disposition des autres afin d’augmenter la vitesse de téléchargement. En cas de non respect de ce ratio ou d’un niveau trop bas, l’utilisateur était banni.

De plus, les administrateurs avaient l’habitude de modifier assez régulièrement le domaine (.com) du site afin de ralentir la progression des enquêtes.

J.M avec AFP