Le clavier AZERTY bientôt revu et peut-être même remplacé

L’Association française de normalisation (Afnor) a ouvert une consultation publique relative à son projet d’amélioration du clavier français, dit “AZERTY”. L’idée est aussi de soumettre une version plus moderne baptisée “BÉPO”.

©pbombaert / Shutterstock.com
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Ce projet final de norme a été imaginé afin d’augmenter les capacités d’écriture du clavier informatique français. Deux solutions ont été pour le moment retenues : un AZERTY amélioré et un BÉPO. Il s’agit de répondre aux besoins dactylographiques d’aujourd’hui, mais aussi de permettre à tout un chacun d’écrire selon ses préférences et les règles qu’il s’impose. Par exemple, les caractères spéciaux, souvent liés aux nouvelles technologies, à l’image de l’arobase “@”, et par conséquent très utilisés, ne sont pas toujours faciles d’accès, d’où la nécessité de repenser la disposition des touches.

Sur le modèle de clavier AZERTY amélioré, les 26 lettres de l’alphabet et les chiffres ne changent pas de place, contrairement à certains signes : voyelles accentuées, arobase, accolades, etc. À noter que dans cette configuration, le point devient également accessible sans passer par la touche majuscule. Selon l’Afnor, l’ensemble de cette disposition s’appuie sur les recherches d’une université finlandaise, qui a développé une simulation de saisie en intégrant les pratiques d’utilisateurs tapant, avec trois comme dix doigts, divers types de textes (littéraires, journalistiques, tweets, code informatique). Une annexe scientifique est d’ailleurs proposée dans la norme, pour partager les résultats de ces travaux innovants.

La deuxième option proposée par la norme est celle du BÉPO, une disposition de clavier francophone alternative, ergonomique et libre.

Les internautes sont invités à donner leur avis jusqu’au 9 juillet 2017 pour améliorer cette norme. Celle retenue, numérotée NF Z71-300, sera publiée en septembre. Elle pourra dès lors être utilisée par les fabricants.

L’idée de trouver une alternative moderne à la disposition AZERTY, qui date de la fin du XIXe siècle, n’est pas anodine, même si de nombreuses tentatives se sont par le passé révélées vaines.

AFP